Près de 700 000 chauffeurs sillonneraient les routes sans le fameux papier rose

Le coût onéreux du permis en cause

Sur ces 700 000 personnes qui circulent sans le carton rose, environ 450 000 ne se sont jamais présentés à l'examen pour son obtention.

La raison souvent avancée par les conducteurs arrêtés est notamment le coût jugé trop élevé. En effet, il faut en moyenne prévoir au moins 1 500 euros pour passer le permis.

Le reste comprend des automobilistes qui se sont vu retirer leur permis de conduire suite à la perte de tous leurs points ou après un contrôle des forces de l'ordre dans le cadre de diverses infractions.

Une source de danger pour les autres usagers de la route

Même s'ils ne constituent que 1,4 % des automobilistes français, ces chauffeurs sans permis sont à l'origine de 4,5 % des accidents mortels.


Selon les statistiques publiées par le gouvernement en 2018 sur le bilan de l'accidentalité routière en 2018 :

  • 4,6 % des conducteurs sans permis sont responsables d'un accident mortel ;
  • 2,7 % sont impliqués dans un accident corporel.

Compte tenu du nombre d'automobilistes « illégaux » et des dangers qu'ils représentent, les autres conducteurs ont intérêt à souscrire une assurance auto pas cher qui permettra de faire face aux dépenses relatives aux accidents.

Des réformes pour revoir à la baisse le coût du permis

En novembre 2018, Le Président de la République a fait part de sa volonté de trouver des solutions exceptionnelles pour une « baisse drastique » du prix du permis de conduire. Il souhaite ainsi réduire le coût et les délais d'attente sans pour autant nuire à la qualité de la formation.

Lorsqu'il était ministre de l'Économie de François Hollande en 2014, Emmanuel Macron avait déjà proposé une réforme sur le papier rose. Cela concernait notamment la diminution des délais d'attente pour une deuxième tentative à l'examen après un échec du candidat puis, par ricochet, celle du coût de 150 à 300 euros.

En ce qui concerne le dispositif du « permis à un euro par jour » mis en place en 2016 grâce au prêt à taux zéro, il est toujours d'actualité et s'est diversifié. Depuis deux ans, il peut également être financé par le biais d'un compte personnel de formation (CPF).