Le développement de la voiture autonome devient problématique
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Le développement de la voiture autonome devient problématique

Alors que de nombreux constructeurs automobiles vantaient leurs exploits dans la construction de voitures autonomes, la tendance ralentit. L’enseigne Tesla semble être la plus prometteuse dans le domaine tandis que les autres se rétractent. Ce revirement s’explique par le fait que les entreprises se sont rendu compte de la difficulté de lancer ce type de véhicule.

Le développement de la voiture autonome devient problématique

Une voiture avançant toute seule est attractive pour les constructeurs comme pour le public. De nombreuses marques avaient dégagé des pronostics quant à l'automatisation du parc automobile vers 2020. Cependant, ceux-ci semblaient trop optimistes.

En pratique, le développement de la voiture autonome s'avère plus compliqué que prévu malgré les nombreuses recherches menées. Face à ce constat, des constructeurs ont décidé de revoir leur position. L'un des revirements les plus notables a été celui de Ford. Jim Hackett, son PDG, a déclaré récemment que les voitures autonomes mettront plus de temps que prévu avant d'être disponibles sur le marché.

Les raisons de ce revirement

De récents sondages peuvent expliquer la décision des constructeurs automobiles de mieux penser la conception de leurs véhicules autonomes. Celui mené par l'American Automobile Association auprès de 1 008 personnes indique que 71 % d'entre elles ont peur de ce type de modèle. De plus, les coûts de ce dernier posent problème. Laurent Meillaud, journaliste automobile, déclare que les marques se sont rendu compte que l'installation de certains composants entraînerait des prix que les particuliers ne peuvent pas supporter. Si certaines voitures restent accessibles, il faudra attendre quelques années avant qu'un public plus large puisse s'offrir un véhicule autonome.


De ce fait, de nombreuses entreprises ont décidé de se concentrer sur le marché professionnel. Plusieurs d'entre elles misent notamment sur les navettes autonomes ou encore le robot-taxi. Les enseignes souhaitent également mettre en avant d'autres projets comme l'électrification de leurs modèles afin de réduire les émissions de CO2. Selon le journaliste, le lancement simultané des voitures autonomes et des voitures électriques nécessiterait une hausse des prix. Ces véhicules seront alors inaccessibles au public.

Cependant, Tesla continue sa lancée sur le marché des autonomes. Récemment, la marque a repris la commercialisation de son option « fonction d'auto-conduite complète » après l'avoir retirée de son site l'année dernière. Toutefois, Laurent Meillaud indique que l'enseigne ne connaît pas d'avancées spectaculaires tout comme les autres marques.

Une règlementation peu adaptée

Les différentes législations dans les pays retardent également le développement des véhicules autonomes. Aux États-Unis, l'absence de loi fédérale sur la technologie pousse certains États à mettre en place leurs propres règles d'essai. De plus, le continent américain semble plus avancé dans la réalisation des voitures autonomes par rapport à l'Europe. Cependant, ce n'est qu'une impression. Du côté de l'Union européenne, la législation concernant ce type de véhicule n'est pas encore bien définie. C'est notamment le cas pour les assurances qui doivent définir sous quel régime les catégoriser.


Malgré ces différents enjeux, les constructeurs américains continuent de se focaliser sur leurs produits. C'est le cas avec Tesla et son option qui devrait être complète d'ici fin 2019. Pour rappel, cette fonctionnalité vise à activer le pilote automatique. Ce qui devrait permettre aux conducteurs de voir le véhicule se déplacer de lui-même dans des zones urbaines complexes. Selon Elon Musk, PDG de la marque, cette option devrait être accessible à tous les clients vers la fin de 2020.

De son côté, Ford continue également son avancée malgré l'annonce de son PDG. En effet, d'ici 2021, l'enseigne souhaite lancer un service commercial et sa voiture autonome dans plusieurs villes américaines. Actuellement, elle réalise de nombreux tests afin de respecter son objectif. Jim Hackett souhaite même créer une « plateforme de mobilité » plus étendue. Il s'agit d'un système d'exploitation visant à assurer une meilleure gestion des voitures autonomes dans les villes dès leur lancement.

Un projet peu conforme aux réalités

Il y a moins de 3 ans, de nombreux constructeurs automobiles tels que Ford, Uber, Nissan ou encore General Motors étaient optimistes quant au développement des véhicules sans conducteur. Ils étaient d'ailleurs soutenus par les médias et disposaient de nombreuses stratégies marketing soutenant leur assertion. Aujourd'hui, plusieurs enseignes commencent à faire marche arrière. Elles expliquent qu'elles ont surestimé les possibilités actuelles de la technologie.


L'année dernière, John Krafcik, PDG de Waymo, annonçait que l'autonomie avait certaines contraintes. De ce fait, les projets de construire une voiture de niveau 5 (entièrement automatisée) ne seraient pas réalisables. Pour étayer son propos, il se réfère au programme de conduite autonome de la société. Il explique qu'actuellement, cette dernière ne peut produire qu'un véhicule de niveau 4 requérant la présence d'un opérateur et d'un volant. La nécessité du facteur humain permet de sécuriser le modèle, car celui-ci doit prendre en main la conduite en cas de problème. Le mois dernier, un expert en technologie de chez Nissan soulignait qu'un système autonome sans le facteur humain est inutile.

Raquel Urtasun, responsable de la conduite automobile chez Uber, indique que c'est le lieu où ce type de modèle sera disponible qui compte et non le fait qu'il sera commercialisé ou pas. En effet, ces véhicules sont conçus pour des routes larges et rectilignes et non pour des espaces réduits. Le défi sera donc d'adapter les voitures autonomes aux petites zones.

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