Les propriétaires sont de plus en plus réticents pour faire vacciner leur animal de compagnie

Après deux décennies, la théorie d'Andrew Wakefield continue de faire parler d'elle bien qu'elle soit démentie. À travers un document de recherche frauduleux, cet ex-chirurgien britannique a en effet soutenu que le vaccin du ROR peut engendrer l'autisme auprès de certains sujets.

Suscitant la panique auprès de la population, cette conception est en effet à la source d'un mouvement anti-vaccins qui fait écho un peu partout dans le monde que de nombreuses personnes ont décidé de se passer du système.

Soit, un choix qui a permis à certaines épidémies de faire leur come-back comme pour le cas de la rougeole qui fait actuellement des ravages.


Et d'après Sam Kovac, cette vision tend à se propager auprès des animaux de compagnie à travers leurs propriétaires. Une décision qui, selon ce vétérinaire australien, risque d'exposer ces petites bêtes à des maladies mortelles telles que le parvovirus canin.

L'autisme ne concerne pas les animaux

D'après la théorie d'Andrew Wakefield, certains vaccins auraient un lien avec l'autisme en pointant principalement du doigt le ROR destiné à prévenir contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Mais depuis, différentes recherches ont permis d'en prouver l'inexactitude. Ce qui a permis au chercheur principal Anders Hviid, du Statens Serum Institut de Copenhague d'affirmer que :

« Il n'y a véritablement pas d'association ».

Cependant, de nombreux individus demeurent sceptiques face à la vaccination. Certains sont même allés jusqu'à interdire le vaccin en ce qui concerne leur animal de compagnie.

Et il faut croire que leur nombre continue de progresser que la situation est devenue alarmante si l'on croit Sam Kovac qui s'est exprimé en ces termes :

« Certaines personnes sont devenues complètement hystériques, affirmant qu'il est absolument impossible que leur chien soit vacciné, partant du principe que cela entraînera l'apparition de maladies auto-immunes (autisme en particulier) ».

Mais là encore, le rapport entre cette maladie et ce système de prophylaxie est quasiment improbable si l'on croit ce vétérinaire australien soutenant que :

Il n'y a jamais eu de cas enregistré d'animaux avec cette maladie. Et il n'y a pas de test de diagnostic pour le vérifier chez les chiens ou les chats de toute façon.


Un choix périlleux

Telle une mutuelle santé ou une assurance animaux de compagnie, les vaccins permettent de se prémunir en cas de maladies ou autres incidents. Toutefois, la théorie d'Andrew Wakefield à l'origine du mouvement anti-vaccins a quelque peu changé la donne.

De nombreuses personnes à travers le monde sont en effet persuadées que la vaccination est à éviter. Mais il s'avère qu'il s'agit là d'un choix périlleux. En effet, tout semble indiquer que la renonciation à ce type de soin a provoqué le retour de certaines épidémies.

Le come-back de la rougeole en est la preuve qui a progressé de 30% an niveau mondial l'année dernière si l'on se réfère aux données de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Et d'après Sam Kovac, cette idéologie risque également de se répercuter gravement sur les animaux de compagnie en prenant en exemple le cas des chiens qui s'exposent au parvovirus canin et dont les propriétaires ont renoncé au système. D'après ce vétérinaire :

« Ils condamnent leur chien à la mort pour l'un des virus les plus choquants et les plus horribles que vous puissiez imaginer ».