Les loueurs professionnels conseillent aux entreprises de verdir leur flotte

Modifier le cycle d'homologation revient à apporter des changements dans la fiscalité applicable aux parcs automobiles. Tel est le constat de Stéphane Montagnon, qui travaille pour le cabinet Holson, spécialisé dans la gestion des flottes. Théophane Courau estime que les entreprises concernées doivent diminuer considérablement leur flotte au moyen de la mutualisation des trajets.

Elles peuvent également opter pour des motorisations plus respectueuses de l'environnement.

L'usage d'un véhicule est censé déterminer le choix des fleet managers. Les professionnels du leasing les incitent en tout cas à réagir, au risque de se voir attribuer des dépenses supplémentaires. Des indicateurs ont été prévus à cet effet.


Préparer l'introduction de voitures électriques dans la mesure du possible

Actuellement, plusieurs sociétés réfléchissent à des solutions leur permettant d'éviter, dans les mois suivants, une augmentation brusque des dépenses liées à la gestion des parcs automobiles. Pour ce faire, elles ont tout intérêt à maîtriser leur budget en surveillant les coûts de détention, comme l'indique Jean-Loup Savigny. Ce dernier dirige le service commercial de LeasePlan.

Ce même directeur recommande aux enseignes concernées de se référer au coût total d'usage (TCO).

Il se peut que les flottes consultent préalablement le contenu de la loi de finances 2020 avant d'instaurer une nouvelle politique de renouvellement.

En fonction du résultat, les entreprises pourront opter pour un modèle électrifié ou une voiture diesel. De cette façon, les responsables de flottes pourront en optimiser la gestion. Il ne s'agira plus de tenir compte de la catégorie d'attribution des véhicules.

Une élévation du niveau d'émission de 20 %

Les valeurs retenues dans le cadre du nouveau protocole d'homologation se rapprochent davantage du niveau réel d'émission de CO2. Son application au 1er janvier prochain risque donc de bouleverser le fonctionnement des flottes d'entreprise. En effet, selon les estimations, les émissions de dioxyde de carbone sont supposées croître de 20 %. La taxe écologique prélevée sur les véhicules d'entreprise peut donc augmenter. Il pourrait en être de même pour le devis qui s'affiche sur tout comparateur assurance.

Selon le directeur général d'Arval France, Ferréol Mayoly, les salariés auront moins de choix, d'autant plus que le nombre de voitures proposées par les loueurs professionnels sera revu à la baisse. L'intégration d'une voiture de fonction au parc automobile de l'entreprise dépendra du niveau d'émission de gaz polluants.

D'autres clients, en revanche, hésitent entre délaisser les véhicules de fonction et avoir recours aux nouvelles solutions de mobilité comme l'autopartage.