233 800, c'est le chiffre qu'a annoncé le ministère de l'Intérieur en ce qui concerne les cambriolages enregistrés en France l'année dernière. C'est un recensement en repli en comparaison de celui de 2017. La tendance est d'ailleurs similaire dans la totalité des régions, sauf trois d'entre elles qui se démarquent du lot avec une progression toutefois moins impressionnante, de 1 à 2,6%.

Dans tous les cas, force est de constater que certaines victimes de ce type de délit laissent l'affaire courir sans le déclarer auprès des autorités compétentes. Or, il s'agit d'une procédure indispensable, ne serait-ce que pour pouvoir profiter d'une indemnisation auprès de son assureur.


Peu enthousiastes à porter plainte

Pour faire valoir ces droits auprès de sa compagnie d'assurance habitation en cas de cambriolage, un dépôt de plainte auprès des forces de l'ordre opérant dans sa localité est exigé. La victime doit ensuite joindre le justificatif à la déclaration qu'elle adressera à son assureur en recommandé avec accusé de réception. Et ce, dans les deux jours ouvrés qui suivent le vol.

Mais si ces démarches sont nécessaires pour se voir indemnisé de ses éventuelles pertes, les personnes concernées montrent peu d'empressement dans le suivi du processus. De fait, si 75% des ménages qui ont subi une violation de domicile ont daigné l'entamer, seuls 39% contactent les services de police pour enregistrer une tentative non aboutie.

Un chiffre en recul, mais alarmant

233 800 cambriolages ont été dénombrés en 2018, en France métropolitaine par les autorités françaises, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur. Si ce chiffre semble quelque peu alarmant, il convient d'admettre que le nombre de délits est en reflux par rapport à l'année précédente, de 8% plus précisément. Cette révélation est d'autant plus encourageante qu'un aussi bas niveau n'a plus été observé depuis sept ans. En effet, 2011 a été l'année la plus paisible durant cet intervalle, à raison de quelque 220 000 cambriolages signalés.


Pour revenir aux incidents enregistrés en 2018, les données statistiques de l'Insee révèlent que les régions PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur) et francilienne ont fait le plus grand nombre de victimes. Sur 1 000 logements, 8,9 vols en moyenne y ont été recensés. Suivent l'Auvergne-Rhône-Alpes, le Hauts-de-France et l'Occitanie où le taux de délit dépasse les 7‰ (7,6‰ et 7,3‰).

Parmi les zones moins exposées se trouvent :

  • La Corse qui enregistre 2 infractions seulement pour 1 000 résidences, en repli de 28,9% par rapport à 2017 ; 
  • La Bretagne avec un taux de 4,1‰ ; 
  • La Normandie avec 4,6‰ ; 
  • La Bourgogne-Franche-Comté avec 4,9‰ ;

Par ailleurs, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle-Aquitaine, le Grand-Est et le Pays-de-la-Loire semblent moyennement tranquilles en enregistrant des chiffres régressifs sauf pour le dernier suscité (+1,8%). Les forces de l'ordre y ont recensé des taux respectifs de 5,9‰, 5,8‰, 5,1‰ et 5,7‰.