L’application des nouveaux honoraires de dispensation n’a pas été des plus aisée
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L’application des nouveaux honoraires de dispensation n’a pas été des plus aisée

L’univers de la distribution de médicaments a connu un grand changement depuis le début de l’année. Une réforme en rapport avec le remboursement de ces produits. Concrètement, de nouvelles règles s’imposent au coût des gélules, des comprimés et des injections prescrits aux patients, la part des honoraires de dispensation des pharmacies ayant augmenté tandis que leur marge de rémunération diminue.

L’application des nouveaux honoraires de dispensation n’a pas été des plus aisée

En même temps que l'année 2019 a pointé son nez, des chamboulements ont été au rendez-vous au sein des mutuelles et du secteur de la pharmacie. Une situation découlant des modifications au niveau de la composition des prix des médicaments remboursables.

Rappelons que le coût de ces derniers est constitué d'une marge et d'honoraires de dispensation qui sont destinés à combler le trou laissé par l'abaissement continuel des tarifs. À savoir, cette réforme a soulevé des a priori quant à l'éventuelle inflation des soins de santé alors que ce n'est pas le cas.

Quoi qu'il en soit, si l'Assurance maladie est déjà en charge d'une partie de ces honoraires, les distributeurs de complémentaires étaient moins enclins à y participer. Un bras de fer qui s'est soldé par une application peu apprêtée du dispositif.


Un manque à gagner à compenser

Ces derniers temps, les distributeurs de médicaments ont vu leur bénéfice nettement s'effriter à cause de la baisse constante du coût de ces produits qui tend de plus en plus à être substitués par les génériques. À noter que les prix sont déterminés selon sa remboursabilité :

  • Le Comité économique des produits de santé en a la responsabilité lorsqu'il s'agit d'articles remboursés. Dans ce cas, toutes les pharmacies affichent une tarification homogène ; 
  • Chaque officine est libre de fixer son prix, qui peut varier du simple au triple, pour les médicaments non remboursés.

Pour revenir au manque à gagner des pharmaciens, une révision a été opérée, il y a 4 ans, au niveau de leur rémunération. À la marge proprement dite sont ajoutés des honoraires de dispensation qui s'établissaient à hauteur de 1,02 euro par boîte délivrée. En cas de traitement d'une ordonnance comportant cinq médicaments remboursables au minimum, cette somme est majorée de 51 centimes.

L'objectif étant de récompenser les efforts déployés par le personnel pharmaceutique pour contrôler la livraison de ces produits. Le fait est qu'à défaut d'un minutieux suivi, les patients peuvent s'exposer à d'éventuels effets secondaires. Mais il faut aussi savoir que l'entassement de médicaments peut être nuisible. À titre d'indication, les ménages français en disposent de 614 grammes dans leur stock selon les données communiquées par Cyclamed en 2018 (en recul de 8,6% par rapport à 2016).

Une réforme des plus ardue

Si la révision du 2015 était passée inaperçue du fait des participations actives des organismes de remboursement notamment l'Assurance maladie et les complémentaires santé, la mise en application du nouveau dispositif en début de l'année a semblé quelque peu ardue. À savoir, la réforme se reposait principalement sur la majoration du ratio des honoraires de dispensation à 62% qui entraîne un repli de la marge à 38%.


Certes, les 70% des honoraires ont été pris en charge par la branche de la Sécurité sociale, mais le reste a eu toutefois du mal à trouver une couverture. Les mutuelles ayant rechigné à les couvrir, notamment pour le cas des médicaments peu remboursés (jusqu'à 30% seulement) comme le Stilnox et le Spasfon, avant de capituler.

Dans la même foulée, le calcul de cette partie de la rémunération a été modifié comme suit :

  • 51 centimes par ordonnance ; 
  • 51 centimes de plus quand celle-ci énumère au moins cinq médicaments remboursables ; 
  • 51 centimes supplémentaires si l'ordonnance a été attribuée à un patient de moins de 3 ans ou âgé de plus de 70 ans ; 
  • 51 centimes en cas de médicaments spécifiques de type antibiotiques, hypnotiques ou anxiolytiques ou de produits d'exception (prescris par un centre hospitalier ou par un spécialiste).

À Alain-Michel Ceretti de rassurer :

« Contrairement à l'idée qui court, ce n'est pas le coût du médicament qui va monter, mais la composition de son prix qui va changer ».

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