Des résidences étudiantes qui prônent l’égalité de chances en région francilienne

Actuellement, les dépenses allouées à l'hébergement ne permettent pas forcément aux étudiants de s'inscrire dans l'université de leur choix.

Dans d'autres cas, la durée du trajet domicile familial-campus influe sur la sélection d'une filière. L'organisme associatif Article 1 s'est justement penché sur la question de l'équité concernant l'accès aux logements étudiants.

Dans cette optique, le dispositif MA1SON lancé depuis maintenant 4 ans, offre un espace d'apprentissage des plus novateurs. Ce programme s'adresse particulièrement aux boursiers.
Ces derniers sont choisis non seulement en fonction de leur motivation, mais encore sur la base de critères sociaux bien définis. Explications.

MA1SON veut augmenter sa capacité d'hébergement

En dehors de la région francilienne, 30 % des étudiants boursiers sont logés dans les résidences universitaires du Crous. En Île-de-France en revanche, la capacité d'hébergement des titulaires de bourse s'établit à 17 % seulement, avec 20 000 appartements. En effet sur les 635 000 étudiants, 114 000 d'entre eux sont boursiers.


Comme tous les ans, avant chaque rentrée universitaire, l'association Article 1 incite donc les étudiants à se porter candidats pour devenir des résidents des MA1SONs.

Toujours est-il que plus d'une centaine d'individus bénéficient déjà du programme qui se calque sur le modèle américain. Ce dernier mise sur les communautés d'apprentissage pour l'épanouissement de chaque étudiant. Les intéressés ont jusqu'au 31 mai 2019 pour prendre leur décision.

Deux des trois résidences (Alice Guy et Portes de Vanves) sont implantées dans le 14ème arrondissement de la capitale. Alors qu'un bâtiment accueille déjà 40 étudiants à Saint-Denis, un autre va bientôt s'ouvrir à Aubervilliers qui se trouve dans le département Seine-Saint-Denis. La résidence de Seine-et-Marne viendra aussi augmenter les effectifs.

Réaliser ensemble des projets à caractère social

Une quinzaine de projets à vocation sociale sont menés à exécution par les occupants des MA1SONs chaque année. Formés en équipe, ils portent par exemple sur l'organisation d'ateliers de veille civique. Concernant les débats autour de sujets sociaux comme par exemple la discrimination en matière d'assurance habitation étudiant.

Ils peuvent concerner les activités sportives et l'accompagnement scolaire. Une certaine Doriane, qui étudie à Paris-Sorbonne, a choisi de réaliser un stage au sein du Groupe SOS, dans le pôle Urgence Migrants, aux côtés des SDF.


Bien plus qu'un espace de vie, les MA1SONs s'imposent comme étant des lieux privilégiés pour apprendre, de manière à réussir dans la vie professionnelle. Ils permettent aussi de s'engager en tant que citoyen, et ce, dans une optique de socialisation. Le co-fondateur de l'association, Boris Walbaum, avance que cette résolution passerait par le déploiement de compétences transversales comme le management de projet.

« Miser sur les soft skills, c'est renforcer l'employabilité des jeunes. C'est faire le lien entre leurs engagements et leurs compétences. C'est les aider à devenir eux-mêmes auteurs de leur développement ».