Les assureurs veulent aussi investir dans l’IoT
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Les assureurs veulent aussi investir dans l’IoT

Maisons connectées, voitures autonomes, bracelets connectés pour surveiller l’état de santé des patients… nombreuses sont les opportunités qui s’offrent aux assureurs en quête d’innovation. Toutefois, la démocratisation des dispositifs connectés soulève encore quelques difficultés, sans mentionner les contraintes d’utilisation des IoT. De nombreux acteurs, y compris les Fintech, de l’assurance témoignent de leurs parcours.

Les assureurs veulent aussi investir dans l’IoT

À travers le déploiement des dispositifs connectés, les compagnies d'assurances et les Assurtech souhaitent réduire les risques d'apparition des sinistres et accompagner les clients au quotidien. Une filiale du numéro un mondial de l'assurance des entreprises prévoit même de conquérir de nouveaux marchés avec les nouvelles technologies basées sur l'IoT.

Quant à Macif, le groupe d'assurance implanté à Niort, il souhaite optimiser la gestion de son capital et diminuer les coûts au moyen d'une prévention efficace. Par-dessus tout, il aspire à renforcer la relation qu'il entretient avec sa clientèle. Le directeur de l'innovation du groupe, Pierre Grellier, assure que cette innovation de rupture sera bénéfique.

Les compagnies d'assurance sont confrontées à des défis de taille

Avoir recours au Big Data et à l'Intelligence Artificielle revient à revoir la manière dont les données seront traitées. Lorsqu'il faudra les analyser massivement, le développement d'algorithmes permettant une meilleure évaluation des risques sera de mise. C'est ce qu'énonce celui qui préside le directoire de la compagnie Ciprés, Laurent Ouazana. L'expert en assurance santé auprès des travailleurs indépendants se prépare à vivre des bouleversements, tant sur le plan organisationnel que technique.

Afin de s'assurer que le modèle d'affaires permette de générer des profits, les compagnies d'assurances doivent comparer les bénéfices tirés de la diminution du taux de sinistralité et les dépenses. D'ailleurs, les charges supplémentaires découlant des investissements dans les objets connectés pourront se répercuter sur les cotisations mensuelles, comme l'avance David Dubois. Ce dernier est le directeur de Reinsurance Group of America (RGA) dans l'Hexagone.

David Dubois ne manque pas d'ajouter que les objets connectés doivent s'inscrire pleinement dans les habitudes de consommation. Dès lors que l'usage du dispositif devient naturel, la prolifération sera automatique.

Il suggère de commencer par définir l'expérience utilisateur.

Définir les cibles et monter des stratégies de partenariat

Marion Carrère, qui travaille pour la Macif, soutient qu'une grande partie du travail réside dans l'identification des cibles. Par exemple, les jeunes, qui provoquent un nombre important d'accidents sur les routes, sont susceptibles de s'intéresser davantage aux capteurs à fixer sur les voitures. Elle précise que les offres Macif Rider et Macif Drivers s'adressent justement à cette génération de conducteurs. Ils peuvent d'emblée demander un devis assurance.

Afin d'améliorer l'expérience utilisateur, la jeune pousse Wilov ne se sert plus d'un boîtier. Le capteur se fixe directement et se connecte aux téléphones via Bluetooth. Concernant toujours la sécurité routière, certains acteurs vont plus loin en se penchant sur les possibilités de lancer des lentilles connectées. Cet outil est supposé évaluer la somnolence de l'automobiliste au volant. Telle est la déclaration d'un responsable en charge des questions d'optique dans une grande école.

Pour parvenir à généraliser l'utilisation des objets connectés, les compagnies d'assurances doivent avant tout collaborer avec les spécialistes des nouvelles technologies. Ces propos sont ceux de Pierre Grellier, qui vient également de la Macif. Il souligne qu'un accord doit être établi pour garantir la sécurité des informations.

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