L’instauration de mutuelles communales débarque dans la commune plélanaise

L'égal accès aux soins de santé dans les territoires demeure une priorité pour le gouvernement français. Or, l'équitabilité n'est pas encore tout à fait au point jusqu'ici. De fait, les besoins de couverture complémentaire sont toujours ressentis dans certaines communes. Et c'est bien le cas de Plélan-le-Petit, près de Dinam, sur la côte-ouest du pays. En effet, les demandes de mutuelle affluaient notablement dans ces petites localités.

Tant et si bien que les agents communaux ont fait appel à l'action de la mutualisation pour l'amélioration du pouvoir d'achat, plus connue sous le nom d'Actiom. Ainsi a vu le jour une convention signée par les correspondants locaux de l'association ainsi que le CCAS (Centre communal d'action sociale). Une initiative qui est axée au dispositif « Ma commune, ma santé ».


Un dispositif pour le moins indispensable

Aujourd'hui, disposer d'une complémentaire santé est devenue indispensable pour accéder pleinement aux soins, surtout quand ceux-ci sont onéreux tels que l'acquisition de lunettes et la pose d'implants dentaires ou auditifs. Or, bon nombre de personnes n'y ont pas accès à défaut d'un statut de salarié, par exemple.

Consciente de cette problématique, l'association Actiom a mis au point un dispositif permettant aux habitants des communes françaises, à la recherche d'une mutuelle à prix réduit, d'en bénéficier. Comme l'expliquent Cédric Dassé et Marie-Pierre Barra, deux représentants auprès de la municipalité de Plélan-le-Petit :

Cette solution santé mutualisée entre dans le cadre de « Ma commune, ma santé ». Elle propose des mutuelles aux personnes qui n'ont pas le statut de salariés tel que les demandeurs d'emploi, les agriculteurs, les professions libérales, les fonctionnaires ou les retraités. Elles ont le choix entre cinq mutuelles différentes à des tarifs négociés.

Au site d'Actiom de préciser :

Ce dispositif clé en main est destiné à toutes les communes de France soucieuses de l'accès aux soins de santé de leurs administrés. Il s'adresse à celles qui se mobilisent et qui souhaitent apporter une réponse durable, citoyenne et solidaire au sein de leur localité, au travers d'une démarche d'action sociale. Il s'agit de permettre à tous les administrés de pouvoir bénéficier d'une complémentaire santé, collective et mutualisée au niveau national donc à moindre coût, personnalisée et adaptée aux besoins de chacun.

Plélan-le-Petit y a aussi droit

Les habitants de Plélan-le-Petit ont dernièrement souhaité la bienvenue à leur mutuelle communale, instaurée suite à la conclusion d'une convention avec le maire, Didier Miriel, et l'Actiom, et ce, via le CCAS. Un dispositif qui sera mis en oeuvre pendant les quatre années à venir et qui ne coûtera qu'un euro par mois pour chaque adhérent.

À savoir, il résulte d'une forte demande de la part des Plélanais, à en croire les argumentations de l'officier municipal dans ces propos :

On a reçu des demandes de personnes recherchant une mutuelle, ce qui nous a fait réfléchir. Nous sommes ainsi entrés en relation avec l'association Actiom, qui propose un lot de diverses mutuelles.

Force est toutefois de constater que le rôle de la commune, dans cette initiative, est quelque peu limité. Selon les explications de Didier Miriel :

La commune à travers le CCAS est seulement intermédiaire entre l'association et les habitants. Notre rôle se borne à mettre à disposition des locaux pour les permanences des personnes proposant ces mutuelles.