Mettre son véhicule polluant au rebut devient une pratique davantage adoptée

Actuellement, les voitures polluantes sont très fortement taxées, en plus de subir des restrictions en termes de circulation. Les ménages qui sont amenés à traverser les grandes villes avec leur véhicule diesel ou essence sont les plus pénalisés.

Conscients des éventuelles augmentations de leur budget automobile, davantage de Français délaissent les moyens de transport peu respectueux de l'environnement au profit d'alternatives plus écologiques. D'ailleurs, en fonction de leurs revenus, ils bénéficient d'une prime à la conversion lorsqu'ils se décident à remplacer leur véhicule. Cette pratique connaît un essor, comme le révèle François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

Les Français ont une préférence pour les petites citadines

Sur le territoire français, les constructeurs de voitures citadines s'accaparent de plus en plus de parts de marché. En effet, entre le mois de janvier et le mois d'avril 2019, ces dernières ont atteint 58 % alors qu'elles s'élevaient à 53 % au cours de l'année 2017. Justement, l'an passé, le volume des ventes des modèles Fiat Panda a été multiplié par deux, en raison notamment de leur faible consommation par rapport aux modèles plus grands.


Dans un pays où les taxes appliquées sur la consommation d'hydrocarbure sont particulièrement importantes, l'usager de la route a-t-il intérêt à se mettre au transport écoresponsable ? Sans aborder les questions sur la taxe carbone, François de Rugy, lui, avance une solution pour ceux qui sont censés parcourir de longues distances avec leur voiture essence :

« Quand on achète une voiture qui consomme 5 litres au 100 au lieu d'une voiture qui en consomme 6 ou 7, c'est une économie que l'on fait ensuite sur chaque plein d'essence ».

Les retards de versement se succèdent face à la hausse de la demande de primes

François de Rugy explique que la revalorisation de la prime à la conversion en fonction de la situation de chaque ménage a contribué au succès de cette mesure incitative. Par exemple, les foyers les plus vulnérables pourront bénéficier d'une aide allant de 4 000 à 5 000 euros. Lorsqu'ils achètent une voiture électrique en remplacement d'un véhicule qui carbure à l'essence, seront-ils également avantagés du côté des assurances ?

Toutes les semaines, 8 000 requêtes concernant la prime à la casse sont enregistrées, et ce, depuis le début du mois de janvier 2019, comme l'indique le ministre. Cette année, le nombre de demandes devrait atteindre 400 000 unités environ. Les objectifs gouvernementaux sont donc dépassés puisque l'État avait prévu 100 000 demandes annuelles.

Toutefois, la proportion d'individus qui attend d'encaisser la prime en question augmente davantage. Il reste à savoir si ces problèmes de retards de paiement finiront par se régler.