Bientôt une pénurie de cliniques dans la région bretonne ?

Fusionner pour ne pas avoir à licencier

Comme dit le dicton, « l'union fait la force ». Pour minimiser l'impact de la baisse des tarifs constatée sur plusieurs activités ces 6 dernières années (-6 % à -9 %), la fusion avec des établissements de santé plus solides est la solution retenue par les cliniques bretonnes les plus vulnérables.

La fusion leur permet de préserver des emplois fortement menacés. Pour les établissements de grande envergure, l'acquisition des « petits » leur permet de gagner encore plus en importance et se conformer aux exigences du ministère de la Santé. Ce regroupement leur permet également de former une mutuelle plus accessible aux patients.


Qui plus est, les cliniques en Bretagne ont dû faire face à la pénurie de médecins nouvellement diplômés, ce qui a fait que les établissements en manque de personnel ont dû chercher un éventuel repreneur parmi les grands groupes.

À l'image de la Gaule qui a refusé de capituler face aux Romains, la clinique de l'Océan de Quimper fait aujourd'hui figure d'irréductible en étant la seule clinique indépendante de la région.

Une diminution notable du nombre d'établissements de santé

En l'espace de trois décennies, la Bretagne a perdu la moitié de ses établissements de santé. Dans les années 80 et 90, la région comptait plus de 60 établissements. Aujourd'hui, il en reste à peine une trentaine, dont une seule indépendante.

Toutefois, selon les observations de Nicolas Bioulou, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) de Bretagne,

tous les établissements qui devaient fusionner l'ont fait et il ne devrait plus y avoir de fusion dans les années à venir.

La dernière opération de fusion enregistrée a été celle de deux établissements à Quimper, tombés sous l'escarcelle du groupe mutualiste HGO (Hospi Grand Ouest). Ce rapprochement a donné naissance à une clinique qui comptera près de 370 employés et qui ouvrira ses portes d'ici deux ans.