Vers une meilleure prise en charge de la santé avec le Dossier Médical Partagé

Le secret médical et la confidentialité sont toujours de rigueur

La sécurisation des données, capitale à l'ère de la numérisation, reste au cœur des dossiers médicaux partagés (DMP). Ces derniers sont hébergés par la société privée Santéos qui appartient au groupe Atos Worldline, agréé par le Ministère de la Santé pour cette tâche. Si la société travaille également pour des mutuelles, elle se veut rassurante quant à la protection et la sécurité des données des patients qui doivent rester les seuls maîtres de leur dossier.

Concrètement, le DMP se présente comme une application gratuite et confidentielle sur smartphone, tablette ou ordinateur. Seuls les professionnels de santé peuvent le consulter et uniquement avec l'autorisation du titulaire. La gestion de votre dossier est donc entièrement personnalisée puisqu'en plus de votre médecin traitant, vous avez le droit de décider qui peut y accéder.


La création d'un DMP reste la prérogative du patient

Le DMP est un carnet de santé numérique qui regroupe toutes vos données de santé, aussi bien les informations sur :

  • les allergies et les bilans, mais aussi les hospitalisations,
  • les maladies chroniques,
  • les radiographies,
  • les résultats d'analyses,

L'Assurance Maladie y rajoute également tous les soins effectués durant les deux dernières années au fur et à mesure des déclarations, ce qui permet au final d'avoir en un coup d'œil tout votre historique médical pour une meilleure prise en charge :

  • en cas d'urgence,
  • si vous changez de médecin,
  • si vous présentez un état de santé problématique qui vous amène à consulter souvent.

La création d'un DMP peut se faire via l'application dédiée, auprès d'une Caisse primaire d'assurance maladie ou encore auprès d'une pharmacie.

Le dossier est alors enregistré sur la Carte Vitale. Le titulaire peut par ailleurs demander la fermeture de son dossier à tout moment.

Si beaucoup restent encore réticents quant à la sécurité de ce dispositif, plus de 10 000 ont déjà été convaincus d'en créer dans la Vienne l'an dernier, et près de 27 000 en Dordogne.