Amélioration du soin et de l'accompagnement

Pour faire face aux défis du vieillissement de la population, le rapport Libault sur la dépendance propose d'améliorer le soin et l'accompagnement des personnes âgées. A cet effet, le document recommande

« Une révision des tarifs pour l'aide à domicile afin de rendre ces métiers plus attractifs ».

Le rapport préconise une rémunération horaire minimum de 21 euros. Une subvention d'un montant de 3 euros par heure vient s'y ajouter pour couvrir le coût de certaines interventions jusque-là non rétribuées, pour ne citer que la coordination de l'équipe de soin.

La mise en œuvre de ce dispositif requiert un appui financier de 550 millions d'euros.


Le rapport sollicite également

« La création de 80 000 postes dans les établissements spécialisés dans l'hébergement des personnes âgées, et ce, sur les cinq prochaines années ».

Des mesures insuffisantes

Selon la CNSA, qui contribue financièrement aux programmes liés à la dépendance au logement et handicap,

« Les préconisations du rapport Libault sont insuffisantes étant donné les réalités actuelles du secteur ».

Un changement de modèle s'impose pour faire face aux enjeux du vieillissement de la population de manière efficace.

Au lieu de se restreindre à l'amélioration du soin et de l'accompagnement, la CNSA souligne la nécessité d'intervenir sur les problématiques du logement et de la présence auprès des seniors.

L'organisme insiste principalement sur l'appui à l'aide à domicile, un secteur jugé vulnérable.

En effet, selon les statistiques, seulement un quart des seniors résident en Ehpad. Le reste vit à domicile.

Pourtant, les mesures préconisées par le rapport Libault s'adressent principalement aux organismes d'accueil spécialisé. Les moyens destinés à l'aide à domicile sont insuffisants. Une incohérence que la CNSA déplore.

De l'avis de l'intersyndical de l'aide, des soins et des services à domicile,

« Le secteur de l'aide à domicile requiert dans l'immédiat la création d'au moins 20 000 emplois ».