Les loueurs de trottinettes doivent respecter la charte adoptée par la métropole bordelaise

Bordeaux Métropole a déjà été desservie en trottinettes électriques en octobre dernier, grâce au déploiement opéré par l'entreprise Lime France.

Mais cette dernière a dû suspendre la fourniture de son service, faute d'une autorisation préalable des élus. En effet, ces engins ont envahi les rues et les espaces dédiés aux piétons.

Pour y remédier, la métropole bordelaise a décidé de faire appliquer aux opérateurs qui proposent la location de scooters, de trottinettes ou de vélos en libre-service, une « charte d'engagement ». En revanche, le maire Nicolas Florian se chargera de déterminer les aires de stationnement.

Le cadre réglementaire est amené à évoluer sur Bordeaux Métropole

Lorsque les usagers veulent parcourir l'agglomération bordelaise à bord de l'un des véhicules en libre-service, il leur suffira de télécharger l'application dédiée. Ils auront ensuite la possibilité de déverrouiller la trottinette ou le scooter.

Selon les cas, les utilisateurs profiteront d'un abonnement périodique ou règleront leur facture à la course. Cette pratique incitera-t-elle les automobilistes à devenir des cyclistes ?


Pour l'heure, les conducteurs des deux-roues en free floating ne sont pas contraints de payer une amende s'ils enfreignent les dispositions concernant le stationnement des véhicules.

Pour ce qui est de l'ensemble de la charte (qui est appliquée provisoirement), il sera remplacé par la loi d'orientation des mobilités, dès que cette dernière entrera en vigueur. C'est ce que souligne Bordeaux Métropole, qui est dans l'attente du nouveau cadre juridique.

Les prestataires de service doivent payer pour faire circuler leurs deux-roues

Selon Nicolas Florian, voici les engagements que les opérateurs devront prendre, dès lors qu'ils auront signé avec les communes :

  • s'assurer que les vélos et les scooters soient stationnés dans les zones adaptées à cet effet sans entraver le passage des piétons ;
  • restreindre le nombre de véhicules déployés dans les rues bordelaises ;
  • s'acquitter d'une redevance tous les ans (entre 30 et 50 euros par véhicule pour les professionnels du privé).

Quel pourrait être alors le prix de la location, assurance deux roues incluse ? À en croire les propos de celui qui préside Bordeaux Métropole, Patrick Bobet, un opérateur privé ne doit pas déployer plus de 100 trottinettes, contre 200 pour les scooters.

En revanche, le nombre de vélos électriques ne devrait dépasser les 600 unités. Il avance également qu'une fois que ces dispositions sont respectées, la commune octroie une autorisation d'occupation du territoire (AOT).