Traitant des questions de santé publique au sein de l'Organisation des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a pour mission d'établir une classification des maladies, applicable à l'échelle internationale. Cette catégorisation permet d'établir des statistiques sanitaires et par extension des tendances.

Le burn-out vient d'être ajouté à la liste, suite à une réunion de l'Assemblée mondiale de l'organisation qui s'est tenue du 20 mai au 28 mai dernier à Genève. Il faut dire que l'épuisement professionnel touche davantage de travailleurs. Selon une étude réalisée en 2014 par l'entreprise française Technologia, plus de 3 millions d'individus seraient concernés dans l'Hexagone.


La nouvelle classification adoptée par l'institution spécialisée entrera en vigueur dans trois ans

Sur la base des conclusions des professionnels de santé issus de différents pays, l'OMS a dressé une liste des maux pouvant être qualifiés de pathologies. Grâce à cette classification, les spécialistes des soins peuvent partager des données en adoptant un langage commun. En effet, l'institution a mis en place une nouvelle catégorisation (CIP-11) lors de la 72ème Assemblée mondiale. Elle sera appliquée en janvier 2022.

De nouveaux chapitres concernant par exemple la médecine douce et la santé sexuelle ont été insérés dans la nouvelle classification. Ainsi, les personnes transsexuelles ne sont plus considérées comme étant des patients atteints de troubles mentaux, comme cela a été le cas auparavant. Quant à l'addiction aux jeux vidéo, elle fait désormais partie des troubles liés à la dépendance et néfastes pour la santé des personnes qui en sont atteintes.

Le stress permanent au travail engendre l'épuisement professionnel

Parmi les problèmes rattachés au milieu professionnel, le burn-out porte, depuis qu'il figure dans la liste des maladies reconnues par l'OMS, le nom de code « QD85 ». S'ensuivra-t-il une reconnaissance de l'épuisement professionnel en tant que pathologie à part entière par les ressources humaines des entreprises ? Toute mutuelle santé réalisera-t-elle des campagnes de prévention à ce sujet, afin d'augmenter les chances de guérison du patient ?

Qualifié comme étant l'effet d'un stress chronique mal géré en milieu professionnel, l'épuisement professionnel se traduit par une perte de confiance en soi et des difficultés de concentration. À ces symptômes s'ajoute un état de fatigue physique. Il en découle une moindre performance au travail, laquelle s'accompagne d'un pessimisme à toute épreuve.