De nombreux autotests, permettant de diagnostiquer soi-même certaines traces de maladie sans avoir à consulter un praticien, pullulent actuellement le marché pharmacologique. Trois d'entre eux ont même reçu l'approbation de l'académie de pharmacie, notamment les dispositifs afférents au dépistage de l'infection urinaire, du tétanos et du VIH.

Si ces solutions innovantes sont de plus en plus utilisées dans la vie courante et brillent par leur praticité, les professionnels de santé pointent du doigt plusieurs produits et incitent les utilisateurs à avoir plus de discernement. En effet, l'autosurveillance médicale n'est pas à l'abri d'arnaques et les résultats de certains examens ne sont pas totalement fiables.


Davantage de praticité…

Le développement d'instruments servant à l'autosurveillance médicale a tellement pris de l'ampleur ces derniers temps si bien que de nombreux dispositifs visant à prévenir d'éventuels troubles de la santé se déversent sur le marché et sont disponibles auprès des pharmacies.

À savoir, ces gadgets, sous forme d'applications installées dans des Smartphones permettent de dépister les symptômes de plusieurs maladies sans recourir à une consultation médicale, qu'elles soient bénignes ou même plus graves comme :

  • Les troubles du sommeil ; 
  • Les problèmes de surpoids ; 
  • Le cholestérol ; 
  • L'intolérance alimentaire et d'autres formes d'allergie ; 
  • Les problèmes liés au fonctionnement cardiaque ; 
  • Certaines infections ; 
  • La séropositivité ; 
  • Le cancer (ceux du colon et de la prostate jusqu'ici).

Pour marquer cette grande avancée, l'académie de pharmacie a récemment donné le feu vert au déploiement de trois dispositifs, dont :

  • L'autotest urinaire qui dispose de plusieurs atouts allant d'une simple détection d'infection urinaire au diagnostic d'insuffisance cardiaque ou de diabète en raison de la présence de protéines dans les urines ; 
  • Celui du VIH ; 
  • Celui du tétanos.

… mais moins de fiabilité

L'expansion de ces outils innovants est aussi bénéfique pour le secteur santé que pour les patients eux-mêmes. Sans oublier le fait que le recours à ces solutions de dépistage pourrait être pris en charge par certains contrats de mutuelle. Il est toutefois à préciser qu'à l'instar de l'automédication, la prudence est toujours de mise.

En effet, il arrive que des cas cliniques requièrent un suivi ou une intervention spécifique d'un professionnel de santé. Comme les allergies, par exemple, ou le test de la maladie de Lyme, ou bien celui du cholestérol. De fait, force est de constater que les appareils utilisés par les médecins pour dépister ce dernier affichent des résultats plus explicites.

Recourir aux autotests pour diagnostiquer le cancer ou les troubles du rythme cardiaque n'est pas non plus conseillé pour les mêmes raisons. Concrètement, l'outil dédié au cœur est limité à un comptage de battements par minute, s'agissant d'un simple pulsomètre.