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Après deux informations judiciaires pour « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires, les laboratoires Servier doivent faire face à une troisième information, cette fois-ci pour escroquerie.

Le parquet de Paris a en effet décidé d'élargir la procédure à l'encontre du laboratoire suite à une plainte de la Sécurité Sociale et de la Mutualité Française : Servier se retrouve donc à devoir répondre à une procédure pour escroquerie à l'assurance maladie (régime général et particuliers) et aux mutuelles santé.

Le parquet de Paris justifie l'information visant le laboratoire : «l'escroquerie consiste à avoir maintenu le Médiator sur le marché alors qu'il était un anorexigène». Pour rappel, le médicament était destiné aux diabétiques exclusivement et n'avait pas pour but d'être assimilé à un coupe-faim, il bénéficiait donc d'une prise en charge allant jusqu'à 70%.