mediator

Deux anciens chercheurs de chez Servier ont témoigné dans Libération et révèlent que leur travail « avait été caviardé, voire falsifié, afin que le Mediator soit reconnu comme antidiabétique ». Une révélation choc qui met à mal la stratégie défensive de Servier.

De plus, les scientifiques ajoutent que « toute référence à l’effet coupe-faim du Mediator ainsi que sa parenté chimique avec l’amphétamine » avait été occultées. Des accusations de tromperie que nie toujours le groupe Servier.

Le laboratoire se retrouve donc convoqué par les juges d’instruction en charge de l’enquête pour « tromperie aggravée », « homicides et blessures involontaires » et pour « escroquerie au préjudice des Caisses de Sécurité Sociales et mutuelles ». Une convocation qui risque de se terminer par une mise en examen.