Transparence des mutuelles

L'association Consommation Logement Cadre de vie a publié fin septembre, une étude comparative des offres de 24 compagnies d'assurance privées et de mutuelles santé.

L'association cherchant à dénoncer : "l'impossibilité pour un particulier d'avoir accès à l'ensemble des offres de complémentaires santé et de pouvoir les comparer pour identifier les prestations adaptées à ses besoins". L'association, à la suite de cette étude, souhaite la mise en place d'un "observatoire des assurances", sorte d'outil permettant aux utilisateurs de mieux comprendre le panel d'offres proposées.

La CLCV a donc analysé les offres pour un couple de 26-27 ans sans enfant, un couple quadragénaire avec deux enfants et un couple en début de retraite sur des besoins différents : honoraires médicaux, frais d'hospitalisation, couronne dentaire et lunette de vue.


Le premier constat frappant de l'association, l'offre est foncièrement inégale, les tarifs mutuelle allant du simple au double et cela pour le même type de prestations et remboursements. Le Comparateur Assurance avait montré il y a quelques semaines que les prix des mutuelles santé pouvaient également varier de 60% entre les départements.

De plus, selon la CLCV, les offres « économiques » ne sont pas les plus flexibles, par exemple elles ne remboursent jamais les frais d'honoraires médicaux qui dépassent les 23 euros de la sécurité sociale.

L'étude met en avant la difficulté qu'ont les internautes de comparer l'ensemble des offres : « Cette confusion, souvent organisée, est particulièrement dommageable pour le pouvoir d'achat de l'usager car les différentiels de cotisations sont souvent élevés, les types de couverture différents et les prises en charge de certaines dépenses particulières comme les frais dentaires ou l'optique, sont des critères importants lors du choix. » explique la CLCV.

C'est pour ces différentes raisons que l'association demande la création d'un observatoire des assurances et appelle les professionnels des assurances et mutuelles à afficher clairement la part primes/cotisations payée aux assurés.
 

Source : CLCV - Le Parisien