Eva Joly

Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EEVL) à l'élection présidentielle, souhaite se prémunir d'une éventuelle déroute lors du futur scrutin. Un score inférieur à 5% serait un vrai coup dur financier pour le parti écologiste.

Le calcul est simple : les Verts souhaitent investir 2 millions d'euros dans la course à Élysée, dont 1.8 millions d'emprunts bancaires. Si la candidate fait moins de 5%, elle sera remboursée seulement de 800.000 euros à titre de frais de campagne pris en charge par l'Etat. Si son score atteint plus de 5%, elle peut être remboursée jusqu'à 8 millions d'euros !

Le risque est donc grand pour le parti, qui devra peut-être faire un chèque de 1 million d'euros en cas de lourde défaite. Eva Joly cherche donc à assurer sa candidature, mais pas auprès des assureurs Français qui ne semblent pas vraiment partants, mais bien auprès de compagnies d'assurances anglo-saxonnes.

Le mandataire financier d'Eva Joly, Yves Contassot, précise : « l'idée serait d'obtenir un contrat d'assurance qui couvre ce million ». En cas de score supérieur à 5%, l'assureur empocherait alors un bénéfice de l'ordre de 15 à 20% soit entre 150 et 200.000 euros.

Il faudra qu'Eva Joly remonte vite dans les sondages si elle veut convaincre d'éventuels assureurs, elle est aujourd'hui créditée de scores compris entre 3 et 6%. D'après la dernière étude en date (Enquête BVA du vendredi 25 novembre), 61% des Français souhaitent qu'elle se retire de la course à l'élection présidentielle.