François Bayrou : son programme santé

François Bayrou précise les pistes de son programme électoral sur les questions de santé dans un entretien à l'hebdomadaire Le Généraliste. Il y évoque notamment la création d'une complémentaire santé universelle sur le modèle du régime Alsace-Moselle et rappelle son opposition à l'euthanasie.

François Bayrou sera le candidat du Modem à la prochaine élection présidentielle 2012. Dans un entretien paru dans la revue Le Généraliste, il expose son programme santé. Tout d'abord, le candidat milite pour la mise en place d'un "bouclier santé", qui permettrait de mieux protéger "toutes celles et tous ceux qui n'ont plus les minimas sociaux, mais qui disposent de revenus très faibles les conduisant à différer la visite chez le médecin, jusqu'à sacrifier leur santé parce qu'ils ne peuvent pas se payer une mutuelle".


Par ailleurs, François Bayrou indique réfléchir à la création d'une mutuelle universelle, sur le modèle du régime spécial Alsace-Moselle. Le régime Alsace-Moselle est en effet géré de façon autonome en complément du régime général traditionnel. Une cotisation obligatoire des salariés plus élevée qu'ailleurs en France permet de prendre en charge une part plus importante des remboursements de frais médicaux.

Afin de lutter contre les déserts médicaux, c'est à dire les zones géographiques particulièrement pauvres en offre médicale, le candidat propose de redéfinir le quota d'étudiants acceptés en études de médecine (le fameux "Numerus Clausus"), en contrepartie d'un engagement de service dans les régions médicalement sinistrées. En outre, le statut de médecin généraliste serait revalorisé et le paiement à la performance serait contrarié, car "cette sémantique reste le fruit d'une logique purement business".

Enfin, François Bayrou souhaite une évolution de la loi Léonetti relative à l'euthanasie sur l'information aux familles. Cependant, la candidat centriste rappelle que cette loi "constitue un équilibre qu'il faut préserver car elle évite deux écueils que je ne souhaite pas: d'un côté l'acharnement thérapeutique et de l'autre l'euthanasie qui porte un risque non négligeable de comportements contraire à nos valeurs".