L’an dernier, une loi visant à réduire les émissions de gaz carbonique des constructeurs automobiles a été votée par l’Union européenne. Concrètement, il a été prévu que ceux-ci diminuent leurs rejets de CO2 de 37,5 % à l’horizon 2030. La Commission européenne souhaite toutefois faire passer cet objectif à 50 % à la même échéance. Explications.

La lutte contre le changement climatique occupe une place de plus en plus importante dans les programmes des différents dirigeants politiques. Ainsi, l'Union européenne (UE) a l'intention de durcir les limites de rejets de CO2 des constructeurs automobiles. Pourtant, les objectifs fixés dans le cadre des Accords de Paris sont encore loin d'être atteints. Cette situation s'explique notamment par le contexte actuel et les restrictions envisagées.

En tout cas, le renforcement des contraintes en matière de CO2 obligera les constructeurs à accélérer l'électrification de leur catalogue. De leur côté, les distributeurs d'assurance devront multiplier les contrats destinés aux voitures propres.

Qu'implique le respect des Accords de Paris ?

L'Union européenne admet qu'avec le rehaussement de leur objectif carbone, les constructeurs de voitures devront fournir plus d'efforts. Par ailleurs, ils seront tenus de procéder à des investissements supplémentaires. Néanmoins, l'association d'États estime que cette mesure est indispensable.

En effet, pour que les Accords de Paris soient respectés, il est nécessaire que l'industrie automobile ne produise plus de modèles thermiques, dont les hybrides, après 2028. C'est ce que révèle un rapport du NewClimate Institute et de l'Institut belge de recherche sur le climat pour Greenpeace.

Or, pour l'heure, la plupart des États membres de l'UE n'ont l'intention d'interdire les voitures dotées d'une motorisation thermique qu'en 2040. Seuls quelques pays font figure d'exception. Tel est notamment le cas de l'Irlande qui prévoit la disparition de ce type de véhicule en 2030.

Ce qui est prévu par la loi adoptée en 2019

Les normes actuelles visent la limitation des rejets des véhicules neufs à 95 g de CO2/km. Ce chiffre est supposé baisser progressivement au cours de la prochaine décennie. Dans le détail, la loi votée l'an dernier dispose que les émissions moyennes de CO2 des constructeurs automobiles doivent diminuer de 15 % à l'horizon 2025 comparativement aux rejets enregistrés en 2021.

Par la suite, elles doivent être réduites de 37,5 % en 2030. Du côté des utilitaires légers, les restrictions sont moins sévères. En effet, pour ce segment, une baisse des rejets de CO2 de 31 % est exigée entre 2021 et 2030.

À en croire un rapport interne dressé par la Commission européenne, il est possible que la législation sur le secteur automobile et la pollution en résultant change. Concrètement, il est question d'augmenter à 50 % l'objectif de réduction des émissions de gaz carbonique des constructeurs fixé pour 2030.