Bon nombre de personnes sont convaincues du fait que le port de lunettes correctrices est un signe d’acceptation d’un problème de vue. Ce qui minimiserait alors les chances d’améliorer son état. D’ailleurs, 20% des Français omettent sciemment de s’en équiper afin de permettre à leurs yeux de « se muscler ». Une pratique qui est pourtant loin d’être bonne.

Les lunettes sont des outils permettant d’ajuster la vision à la netteté souhaitée. Il ne s’agit aucunement d’un stimulateur de l’œil ni d’un procédé thérapeutique permettant de mieux recouvrer la vue. C’est là que beaucoup de gens se méprennent, suscitant alors un défaitisme qui leur pousse à laisser leurs yeux, déjà en mauvais état, sans support extérieur. Ce qui ne fait que contribuer davantage au mal-être de ses organes.

Et pourtant de plus en plus de personnes souffrent actuellement d’un problème optique. À savoir, des dizaines de millions de Français en sont concernés. Héréditaire dans certains cas, il peut également provenir de facteurs environnementaux. Notamment la myopie, que l’on peut pourtant facilement corriger si elle est diagnostiquée précocement.


Une épidémie mondiale qui est toutefois maîtrisable

La myopie est aujourd’hui classée comme une épidémie mondialisée, notamment chez les jeunes. L’estimation des experts quant à sa propagation est de 50% en 2050, à l’échelle mondiale.

La France n’est d’ailleurs pas épargnée par cet accroissement puisque 56% de sa population pourrait en souffrir dans trente ans, et ce, malgré les avancées des thérapies, telles que les chirurgies correctrices et la prise en charge des coûts de traitement, notamment par les mutuelles.

Une situation qui s’expliquerait par l’essor de l’utilisation des écrans (télévision, ordinateur, Smartphone, tablette…) même s’il s’agit habituellement d’une question de génétique. L’on peut également attribuer cette affluence aux facteurs environnementaux, comme le manque de lumière naturelle tout au long de la journée par exemple.

Il faut toutefois savoir que cette insuffisance d’acuité visuelle se soigne. Du moins, il est plus facilement de contrôler sa progression si elle est détectée plus tôt. Il s’avère, en effet, les premiers signes peuvent survenir dès la petite enfance pour s’aggraver d’année en année. Les parents doivent, de ce fait, être vigilants sur ces quelques indices :

  • L’enfant frotte souvent les yeux ; 
  • Il sent des picotements dans ses globes oculaires ; 
  • Il souffre fréquemment de maux de tête ; 
  • Il plisse ses yeux lorsqu’il lit une affiche se trouvant à quelques mètres de distance ; 
  • Il se met beaucoup près de l’écran pour regarder une émission télévisée.

Un contrôle systématique et un port continuel des lunettes si besoin

La myopie n’est pas la seule anomalie de vision qui touche la population mondiale. L’hypermétropie, l’astigmatisme, la presbytie… Ce sont tous des troubles qui méritent de sérieuses prises en charge afin de jouir d’une bonne vue. Cette dernière étant, sans contexte, un élément clé pour le bien-être physique et psychologique.


Prendre systématiquement un rendez-vous auprès d’un ophtalmologue est, de ce fait, fortement préconisé.

Et ce, même si aucun symptôme relatif à un trouble optique n’est ressenti. Normalement, les visites chez le spécialiste devraient espacer de trois ans pour devenir plus fréquentes à mesure que l’âge avance : de deux ans pour les quinquagénaires et d’un an à partir de la soixantaine.

La réalité est pourtant bien différente puisque dans la plupart des cas, les bons réflexes ne semblent pas être aisément mis en pratique. La faute, entre autres, à certains mythes sur la santé oculaire. De fait, si 40 millions de Français souffrent aujourd’hui d’un problème de vue, à en croire les données du SNOF (Syndicat national des ophtalmologistes de France), 20% préfèrent se passer de leurs lunettes. Soit un Français sur cinq concerné.

Une proportion qui a été établie suite à l’étude Viavoice réalisée sur 1 006 citoyens pour la marque Essilor. Leur excuse : ne pas porter des lunettes permet de « muscler » les yeux. Une affirmation qui est, bien évidemment, fausse puisque la fatigue d’un organe, quel qu’il soit, risque de s’amplifier à défaut d’une aide quelconque.