Plusieurs études issues de différents pays démontrent qu’un mode de production alimentaire axé sur l’écologie permet de faire baisser les dépenses de santé. En même temps, les produits qui en résultent sont sains. Un étudiant en médecine issu d’une université de Nouvelle-Zélande a mené une recherche similaire pour déterminer les modèles alimentaires idéaux.

Manger sain permet de réduire les émissions de polluants dans l’environnement, mais aussi de diminuer les coûts imputables aux systèmes de santé. Les professionnels de l’assurance santé en font partie. Tel est le constat qui ressort de diverses recherches effectuées dans plusieurs pays.

Jono Drew, qui étudie à l'université d'Otago, compte parmi les futurs médecins intéressés par le sujet. D’après lui, le régime végan n’apportera pas de résultats concluants aussi bien sur le plan sanitaire qu’écologique. Il a ainsi cherché des solutions intermédiaires entre le véganisme et la surconsommation de produits d’origine animale. Il s’agit également de limiter la production d'aliments manufacturés et transformés.

Plusieurs recommandations tirées des rapports

De nombreux scientifiques s’accordent sur le fait que le mode d’alimentation influe sur l’économie relative aux systèmes de santé. Cela dit, le bilan peut varier en fonction des changements opérés par les ménages. Afin de trouver le meilleur moyen de sensibiliser les populations, le sujet abordé doit couvrir des questions pluridisciplinaires.


Il serait possible de maintenir, sur le territoire français, une production de 30 % pour les aliments d'origine animale sans pour autant nuire considérablement à l’environnement. Pour ce faire, les éleveurs peuvent nourrir leurs bêtes avec du fourrage non importé.

Ce dernier devra s’accompagner de produits végétaux non consommés par les humains, de manière à impacter positivement le profil lipidique des animaux élevés. Parmi les végétaux recommandés figurent par exemple les graines de lin et de colza.

Les hypothèses se valident en Nouvelle-Zélande

Les grains entiers, les légumes ou les fruits polluent moins l’environnement que la viande, le lait ou les œufs. En effet, la production d’aliments végétaux émet entre 1,2 et 1,8?kg de CO2/kg, contre 12 à 21?kg de CO2/kg pour celle de produits d’origine animale. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par Jono Drew.

Les résultats de la recherche de l’étudiant néo-Zélandais ont été publiés dans la revue Environnemental Health Perspective. Le futur médecin a voulu comprendre comment ses hypothèses se vérifiaient dans son pays.

En changeant le régime alimentaire des Néo-Zélandais, il est possible de réaliser des économies d'émissions de dioxyde de carbone qui oscillent entre 4 et 42 % en l’espace d’un an. En même temps, les systèmes de santé sont susceptibles d’économiser 14 à 20 milliards de dollars. Le calcul se base sur l’espérance de vie de la population néo-Zélandaise à l’heure actuelle.