Selon une enquête du cabinet Mazars, les Français ont une mauvaise perception de l’utilité des conseillers d’assurance en agence. Par conséquent, les assureurs dématérialisés pourraient en tirer avantage. Malgré tout, la moitié des personnes interrogées demeurent néanmoins attachées à leur conseiller physique. L’étude avance également une conclusion selon laquelle l’attractivité de l’assurance à la demande progresse.

Récemment, le cabinet Mazars a publié la deuxième édition de son étude sur l'assurance du futur et les Français. Un document qui montre l'effet de la pandémie de Covid-19 sur le comportement des ménages tricolores sur le plan assurantiel.

Selon les résultats de l'analyse, 12 % des personnes interrogées sont déjà couvertes par une assurance à la demande. En parallèle, 67 % affirment être ouvertes à l'idée d'en contracter une dans le futur . Il y a deux ans, cette proportion s'élevait à 65 %. Le choix de ces sondés est principalement orienté vers la formule « Pay when you drive ».


Une nouvelle demande apparaît

L'enquête précise également qu' en échange de services supplémentaires, les Français sont disposés à transmettre des renseignements personnels à leur assureur . Dans la branche auto par exemple, cette possibilité a été formulée par 25 % des sondés. Pour la multirisque habitation (MRH) et la complémentaire santé, le pourcentage monte respectivement à 29 % et 46 %. En matière de comparateur assurance , ces chiffres refléteront la manière dont les souscripteurs choisiront l'organisme auquel ils s'affilieront.

Concernant les produits assurantiels proprement dits, Mazars voit l'apparition d'une nouvelle demande. Pour tous les risques de la vie courante, environ 75 % de la population observée s'estiment bien pris en charge . Cette perception est essentiellement notée en auto ou MRH. En revanche, 37 % des Français (41 % en 2019) se disent bien couverts par rapport aux risques relatifs :

  • Aux données informatiques ;
  • À la vie privée.

De telle manière que 19 % du panel songent à investir prioritairement afin d'améliorer leur protection en la matière . Chez les 50 ans ou plus, cette éventualité réunit 24 % des voix.

L'intérêt de passer par un conseiller est méconnu des assurés

Un des associés chez Mazars, Dan Chelly, commente :

Il est intéressant de voir que la crise a déclenché une prise de conscience de la nécessité d'être mieux assuré.

Pour les risques rattachés au travail à distance, le cas reste le même. Pour ceux-ci, près d'un sondé sur dix (9 %) désirerait bénéficier d'une meilleure prise en charge .


Le cabinet révèle aussi que les assurés ayant subi un sinistre montrent une faible affection pour le rôle du conseiller. À l'inverse, 50 % des sondés admettent ne pas pouvoir se priver de conseiller en agence . Associé chez Mazars, Pierre de Latude souligne en tout cas :

La valeur ajoutée du conseiller est mal perçue par les assurés.

Un contexte qui profite aux compagnies d'assurance en ligne. Durant les cinq années à venir, 53 % des personnes enquêtées déclarent envisager d'opter pour l'une d'entre elles . Plus deux sur dix de ces sondés (22 %) pourraient même souscrire un contrat d'assurance avec un constructeur d'objets connectés. Également 22 % pourraient en faire de même avec un acteur du digital tel que Facebook, Amazon ou Google.