Le point complet sur les différents radars surveillant nos routes
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Le point complet sur les différents radars surveillant nos routes

Différents types de radars en France

Depuis plusieurs années, pour répondre à des excès de vitesse récurrents de la part des usagers de la route et améliorer la sécurité routière, les pouvoirs publics ont déployé différents dispositifs de radars au bord des routes à des endroits stratégiques. Quels sont les dispositifs en place ? Combien de radars sont prêts à flasher les conducteurs ? Quels sont les chiffres marquants ?

Pour inverser les chiffres inquiétants de l'insécurité routière, en 2002, sous l'impulsion des pouvoirs publics de l'époque, il a été décidé de mettre en place des systèmes de radars pour contrôler la vitesse des différents usagers de la route.


Grâce au Comité Interministériel de la sécurité routière, un système de contrôle et de sanction automatisé est annoncé dès 2003 et un arrêté vient le confirmer en date du 13 octobre 2004. Le lendemain, le décret du 14 octobre 2004, portant sur la création et l'organisation du Centre Automatisé de Constatation des Infractions Routières (CACIR), est publié. Puis, afin de traiter de manière automatique les avis de contravention, l'Agence Nationale du Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI) voit le jour grâce au décret 2011-348 du 29 mars 2011.

Ces différents textes de loi viennent encadrer les dispositifs de système de contrôle automatisé, plus communément appelés « radars », développés et élargis au fil des années.

Le radar de vitesse fixe

Ce type de radar est le premier dispositif à avoir été installé, le 27 octobre 2003, dans l'Essonne. Il calcule la vitesse des véhicules instantanément et flashe le véhicule si ce dernier est considéré en excès de vitesse (en tenant compte d'une marge d'erreur).

Les radars de vitesse fixes sont signalés par un panneau de signalisation. Depuis le 1er août 2015, on recense 2181 radars de vitesses fixes placés généralement dans des zones accidentogènes ou sur des axes de grands trajets pour faire baisser la vitesse moyenne.


Le radar de vitesse embarqué

Ce dispositif est, comme son nom l'indique, positionné dans un véhicule lui-même arrêté au bord de la route. À l'inverse des radars de vitesse fixes, les conducteurs ne sont pas avertis par signalisation du positionnement des radars de vitesse embarqués.

Les forces de l'ordre, en application des directives du préfet, les positionnent en fonction de la circulation, des zones dangereuses ou pour pousser les usagers à adopter une conduite vigilante. Selon les derniers chiffres, il y aurait 569 radars de vitesse embarqués.

Le radar discriminant

Le radar discriminant est un radar de vitesse fixe qui possède d'autres atouts. Il est conçu pour faire la distinction entre les différents types de véhicules (voiture, moto, poids lourd, etc.) et identifie la voie de circulation sur laquelle circule le véhicule en infraction. Ils peuvent également flasher sur deux voies à contre-sens.

Les radars discriminants sont signalés sur le même principe que les radars de vitesse fixes. 237 dispositifs de ce type sont déployés sur le territoire, principalement sur les routes plus fréquentées par les poids lourds.

Le radar de vitesse moyenne

Appelé également « radar tronçon », ce type de radar fonctionne sur le principe qu'un véhicule est contrôlé à deux reprises sur une section de route ou d'autoroute. La première caméra enregistre la plaque d'immatriculation du véhicule et l'heure de passage. Au second point de contrôle, en fonction du temps mis par le véhicule pour arriver à ce point, sa vitesse moyenne est déterminée. Si la vitesse moyenne du véhicule est supérieure à celle autorisée, il est considéré en infraction.


Installés sur des portions de routes ou d'autoroutes à fort risque d'accidents aux conséquences dramatiques (descentes, viaducs, tunnels, etc.), les radars de vitesse moyenne sont signalés par des panneaux et se comptent au nombre de 100.

Le radar de feu rouge

Le radar de feu rouge est un dispositif pour contrôler si les véhicules franchissent la ligne d'effet des feux tricolores (LEF) matérialisée par de la peinture en pointillés sur la chaussée. 2 photos peuvent être prises par ce radar : une si le véhicule s'arrête après la LEF et une autre si le véhicule poursuit sa route sans s'arrêter. Si le véhicule s'arrête juste à la limite du feu, une photo se déclenchera mais aucune contravention ne sera émise.

Ce type de dispositif n'est pas signalé du fait notamment que le feu en lui-même constitue une signalisation. On comptait 712 radars de feu rouge au 1er août 2015 placés essentiellement en ville sur des axes fréquentés aux abords des carrefours empruntés par les piétons.

Le radar de passage à niveau

Sur le même principe que le radar de feu rouge, le radar de passage à niveau contrôle si un véhicule franchit les barrières d'un passage à niveau quand les feux clignotants sont en marche. Dès que le franchissement de la ligne délimitant le passage à niveau est constaté, une première photo est prise. Une seconde sera prise si le véhicule poursuit sa route soit en passant par sa voie ou en contournant les barrières.


Puisque que les passages à niveau sont signalés, les radars de passage à niveau eux ne le sont pas. On en dénombre 72 déployés sur des passages à niveau prioritaires en relation avec le réseau ferré de France et la SNCF.

Le radar de chantier

Expérimentés en 2012, les radars de chantier ont été homologués en 2015. Les deux premières cabines ont été déployées dès le 1er août 2015. À la fin de l'année 2016, ce n'est pas moins de 250 dispositifs de ce type qui seront en service.

Les radars de chantier présentent plusieurs avantages : contrôle de la vitesse dans les deux sens de circulation, identification de la voie de circulation, discrimination entre véhicule léger et poids lourd. Ces radars sont semi-mobiles, ils peuvent être déplacés sur la zone de chantier ou de danger temporaire. Ils sont signalés par des panneaux « contrôle radar » et sécurisent le personnel sur le chantier.

Le radar pédagogique

Placés dans un premier temps en amont des radars fixes, les radars pédagogiques sont maintenant installés dans des zones de danger non équipées de radar fixe. Ce dispositif a pour but d'informer le conducteur de la vitesse à laquelle il roule et de l'inciter à adopter le bon comportement (ralentir, danger, etc.).


D'après les derniers chiffres relevés, 882 radars pédagogiques sont installés en France.

Le radar mobile nouvelle génération

Le radar mobile nouvelle génération est installé à bord d'une voiture banalisée, conduite soit par des policiers ou des gendarmes en uniforme. Ils sont équipés de flash infrarouge non visible par les usagers de la route et ciblent les grands excès de vitesse (plus de 146 km/h sur autoroute, 124 km/h sur voie express, 102 km/h sur routes nationales et 61 km/h en agglomération).

À la fin de l'année 2016, 370 véhicules banalisés seront équipés de radars mobiles nouvelle génération. Plusieurs modèles de véhicules sont concernés : Renault Mégane, Peugeot 208, Citroën Berlingo, Peugeot 308 ou encore Dacia Sandero Stepway.

Le radar de stop

Dernière technologie mise en place, le radar de stop a été déployé pour une expérimentation dans une commune de l'Essonne. Équipé de caméras, le radar de stop mesure si l'automobiliste ne marque pas l'arrêt avant la démarcation située sur la chaussée correspondant à la signalisation du stop.

Pour pouvoir verbaliser un conducteur, une vidéo montrant la plaque d'immatriculation est transmise à un policier municipal qui jugera de l'infraction ou non.

Début d'année 2016, des radars « leurres » ont été installés. Ils sont signalés par des panneaux de signalisation prévenant les automobilistes de la présence d'un radar, qu'il y en ait vraiment un ou non. Des cabines « leurres » seront également expérimentées dans les mois à venir.


Prochainement, un nouveau dispositif pourrait être expérimenté à Marseille sur le même principe : le radar aux passages-piétons qui sanctionnerait le non-respect de la priorité aux piétons traversant la chaussée.

Les radars en chiffres

Beaucoup d'usagers de la route estiment que les radars ne sont installés que pour de la répression et ne servent qu'à remplir les caisses de l'Etat. Or, d'après les statistiques de la sécurité routière, on observe 66% de morts en moins à proximité des radars depuis 2004. Sur certaines zones de danger, on ne déplore plus aucun blessé ni mort, ce qui démontre l'efficacité de ces dispositifs.

Côté financier, en 2013, les radars ont généré 708 millions d'euros de recette (579 millions d'euros pour les amendes non majorées et 129 millions d'euros pour les amendes payées au-delà des 45 jours).

En 2015, il y a eu 20,24 millions de flashs de radars. 65,7% des flashs ont engendré l'envoi de contraventions soit 13,31 millions d'amendes envoyées aux usagers de la route.

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