Quelle assurance habitation de courte durée pour un meublé ?

Vous louez un appartement meublé pour quelques semaines de vacances ou vous mettez votre studio sur une plateforme pour arrondir vos fins de mois ? Dans les deux cas, la question de l'assurance habitation se pose. Êtes-vous vraiment obligé de vous assurer ? Quelles garanties privilégier ? Le Comparateur Assurance fait le point avec vous sur l’assurance habitation de courte durée pour un logement meublé.

En résumé

Ce qu'il faut retenir

  • Aucune obligation légale pour une location saisonnière (moins de 90 jours), mais l'assurance reste vivement recommandée.
  • L'assurance devient obligatoire si le meublé constitue votre résidence principale, peu importe la durée de location.
  • Plusieurs solutions existent : garantie villégiature, assurance PNO pour les propriétaires, ou contrat temporaire spécifique.
assurance habitation de courte durée pour un meublé

Qu'est-ce qu'une location meublée de courte durée ?

Une location aménagée de courte durée, aussi appelée location saisonnière ou temporaire, correspond à un logement équipé (lit, cuisine, rangements) loué pour une période limitée. Concrètement, cela peut être un studio loué pour trois mois dans le cadre d'un travail saisonnier, une chambre réservée sur une plateforme pour une semaine de vacances, ou un appartement proposé aux touristes pendant l'été.

Selon la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, une location saisonnière est un contrat conclu pour une période maximale et non renouvelable de 90 jours consécutifs. Au-delà de cette période, d'autres règles s'appliquent, avec un cadre juridique différent.

La location courte durée connaît un vrai boom en France : le nombre d'annonces a bondi de 48% entre 2019 et 2024 d'après la plateforme AirDNA. Avec 964 000 annonces disponibles sur Airbnb en mai 2025, ce mode de location séduit de plus en plus de propriétaires comme de voyageurs.


L'assurance est-elle obligatoire pour une location meublée courte durée ?

La réponse dépend de votre situation. Pour une location saisonnière classique (vacances, travail temporaire), il n'existe aucune exigence d'assurance, ni pour le propriétaire, ni pour le locataire.

Mais attention, si le meublé représente votre résidence habituelle, même pour quelques mois seulement, l'assurance habitation meublé devient obligatoire. C'est la loi Alur de 2014 qui a étendu cette obligation aux locations meublées constituant le logement principal du locataire.

Un exemple concret ? Vous êtes étudiant et louez un studio aménagé pour neuf mois d'études : c'est votre domicile principal, vous devez souscrire une assurance. En revanche, si vous louez le même studio uniquement pour deux mois de stage d'été, aucune contrainte légale ne pèse sur vous.

Notez également que depuis la loi Alur de 2014, les propriétaires d'un logement en copropriété doivent souscrire au minimum une assurance responsabilité civile, qu'il soit loué ou vacant.

Même si elle n'est pas obligatoire, l'assurance est fortement recommandée : en cas d'incendie ou de dégât des eaux, sans couverture, vous devrez régler les réparations vous-même.

Quelle assurance choisir pour une location meublée courte durée ?

Même si aucune assurance n'est légalement obligatoire pour une location temporaire, certaines sont pertinentes.

Pour le propriétaire :

  • Assurance multirisque habitation (MRH) adaptée : couvre dégâts matériels (feu, eaux, vols) et responsabilité civile.
  • Assurance propriétaire non occupant (PNO) : protège votre logement lorsque vous n'y résidez pas, que ce soit entre deux locations ou en votre absence. Elle intervient aussi en complément de l'assurance du locataire et pour couvrir la responsabilité du propriétaire.
  • Contrat « pour le compte de qui il appartiendra » : couvre le logement et les dommages causés par un locataire temporaire.

Pour le locataire :

  • Garantie villégiature : souvent incluse dans l'assurance habitation principale, la garantie villégiature couvre la responsabilité civile du locataire et les dommages causés au logement durant le séjour.
  • Assurance temporaire pour la durée du séjour : disponible à la journée ou à la semaine si votre contrat principal ne couvre pas la villégiature.

Quelles garanties sont indispensables ?

Pour assurer une protection minimale en location temporaire, pensez à ces couvertures :

  • Les garanties de base couvrent les risques locatifs classiques : incendie, dégâts des eaux et explosion. C'est le minimum légal quand l'assurance est obligatoire.
  • La responsabilité civile est fortement conseillée, voire indispensable : elle couvre les dommages matériels ou corporels causés à des tiers, y compris les voisins ou passants.

Pour aller plus loin, pensez aux options complémentaires :

  • Vol et vandalisme : fortement recommandé pour une location saisonnière où les passages sont fréquents.
  • Bris de glace : pour les fenêtres et portes vitrées.
  • Couverture juridique : pour vous défendre en cas de litige avec un locataire ou un voisin.
  • Perte de loyers (pour les propriétaires) : si le logement devient inhabitable après un sinistre.

Quelles exclusions fréquentes en location courte durée ?

Dans le cadre d'une location temporaire, plusieurs exclusions récurrentes peuvent limiter la portée de votre couverture.

Les assureurs écartent généralement les sinistres non déclarés préalablement, notamment lorsque la mise en location n'a pas été signalée. Les biens de grande valeur, comme les bijoux ou les œuvres d'art, doivent être explicitement mentionnés sous peine d'être exclus. Les dommages liés à des fêtes ou à une utilisation non conforme du logement figurent également parmi les restrictions courantes.

Enfin, certaines formules de base ne couvrent pas les parties communes d'un immeuble, ce qui peut laisser un angle mort en cas d'incident survenu dans ces espaces.


Quel est le prix d'une assurance pour location meublée courte durée ?

Le coût varie selon :

  • La localisation du bien.
  • La durée et type de location.
  • Les couvertures souscrites.
  • La franchise retenue.

En 2025, il est difficile de donner un tarif précis, mais voici, à titre indicatif, les prix généralement constatés pour une assurance habitation temporaire sur le marché :

  • Extensions à un contrat habitation classique : environ 70 à 150 € par an.
  • Contrats spécifiques location saisonnière : environ 180 à 480 € par an.
  • Assurance PNO adaptée : environ 220 à 400 € par an.

Comparer pour payer moins cher l'assurance de votre meublé

Comparer les offres permet de :

  • Identifier les garanties indispensables sans payer pour des options inutiles.
  • Optimiser le rapport prix / couverture.
  • Trouver des assureurs spécialisés en location temporaire, ce qui peut faire baisser le tarif.

N'hésitez pas à utiliser un comparateur d'assurance habitation en ligne comme Le Comparateur Assurance.


Questions fréquentes sur l'assurance location meublée courte durée (FAQ)

Quelle est la différence entre assurances pour meublés saisonniers et traditionnels ?

Les deux régimes se distinguent surtout par leur cadre légal : l'assurance est obligatoire pour un meublé loué comme domicile principal, alors qu'elle ne l'est pas pour une location saisonnière de moins de 90 jours, sauf si le contrat l'exige.

Le locataire doit-il fournir une attestation d'assurance ?

En saisonnier, aucune contrainte légale, mais le contrat ou la plateforme peut l'imposer. Pour un meublé en logement principal, l'attestation est obligatoire chaque année. Sans assurance exigée, le propriétaire peut refuser la location ou résilier.

La PNO suffit-elle pour les locations saisonnières ?

Pas toujours. La PNO couvre surtout les périodes où le logement est vide. Pour sécuriser les séjours, il faut soit une assurance couvrant les locataires successifs, soit une assurance exigée à chaque locataire. Certaines PNO proposent des options dédiées au court séjour.

Comment être indemnisé en cas de dégradations par un locataire ?

Vous pouvez utiliser le dépôt de garantie, solliciter l'assurance du locataire si elle est obligatoire ou activer votre propre assurance si elle couvre les occupants. Un état des lieux précis avec photos reste indispensable pour faciliter le recours.

Que faire si mon assureur refuse de couvrir une activité Airbnb ?

Il faut changer d'assureur, souscrire un contrat dédié ou ajouter une option location saisonnière à votre PNO. Ne louez jamais sans couverture adaptée : en cas de sinistre, vous risquez une absence totale d'indemnisation.

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