Baromètre de l’assurance animaux : les chiffres du mois de janvier 2026

L’assurance animaux démarre l’année 2026 sur une dynamique contrastée. Alors que l’inflation vétérinaire a poussé de nombreux propriétaires à anticiper et sécuriser leurs dépenses de santé fin 2025, année marquée par une forte hausse du coût des actes chirurgicaux et des consultations spécialisées, le mois de janvier confirme que ce marché est désormais installé dans une logique de protection et d’arbitrage financier. Les jeunes animaux continuent de représenter une part importante des souscriptions, notamment à la suite des nombreuses adoptions observées pendant la période des fêtes, un phénomène récurrent qui a déjà été mesuré lors des hivers précédents.

Baromètre de l'assurance animaux janvier 2026

Prix moyens pour une assurance animaux en janvier 2026

Le marché de l'assurance santé animale entame l'année 2026 avec une dynamique marquée par la hausse du coût des soins vétérinaires et un recours croissant à la couverture assurantielle. Les données de janvier confirment l'importance de ce poste de dépense pour les propriétaires, en particulier pour les jeunes animaux adoptés lors des fêtes de fin d'année. L'augmentation du prix des actes chirurgicaux, de l'imagerie médicale et des hospitalisations pousse désormais les ménages à sécuriser un budget santé dédié à leur compagnon. Dans ce contexte, les primes continuent de se structurer autour de trois niveaux de couverture, avec des différences sensibles entre chiens et chats. Ce baromètre mensuel offre une photographie précise de ces tendances et permet d'anticiper les évolutions à venir.


Prix moyen de l'assurance chien en janvier 2026

Prix moyen de l'assurance chat en janvier 2026

Analyse d'expert

Prix moyen de la prime d'assurance animaux en janvier 2026
EspèceFormule "économique"Formule "médium"Formule "premium"
Chien12,46 €/mois27,33 €/mois44,15 €/mois
Chat9,93 €/mois20,64 €/mois33,01 €/mois

Trois tendances se dégagent :

  1. Une pression haussière sur les formules intermédiaires et premium : Les formules médium et formules premium ont connu une hausse par rapport au mois de décembre, suffisamment significative pour être relevée. Pour les chats, la formule premium progresse d'environ +2,3 %, une évolution cohérente avec l'augmentation du coût des actes vétérinaires les plus lourds (chirurgies, imagerie et hospitalisation), qui sont précisément ceux que les propriétaires cherchent à couvrir avec des formules haut de gamme.
  2. Une concurrence active sur l'entrée de gamme : À l'inverse, les formules économiques enregistrent un léger recul en janvier, notamment du côté des chiens. La baisse, bien que modérée, traduit un phénomène observé chez plusieurs acteurs : la volonté de maintenir une porte d'entrée accessible qui stimule la souscription initiale, dans un contexte où l'assurance animaux est encore perçue comme un produit discrétionnaire par une partie des ménages.
  3. Un différentiel de prix stable entre chien et chat : Les chiens restent significativement plus chers à assurer que les chats, en particulier sur les formules premium, où l'écart moyen dépasse 11 euros par mois. Cet écart s'explique en partie par le risque chirurgical supérieur chez les chiens et par la fréquence d'accidents impliquant des races actives.

Les assureurs les moins chers en janvier 2026

Les assureurs animaux les moins chers en janvier 2026

Le top 3 de janvier

Top 3 des assureurs animaux les moins chers en janvier 2026
RangPour un chatPour un chien
1Kozoo : 11,19 €/moisKozoo : 17,46 €/mois
2Figo : 11,53 €/moisFigo : 18,66 €/mois
3Acheel : 12,62 €/moisAcheel : 19,31 €/mois

Le podium reflète une compétition tarifaire particulièrement vive entre assureurs digitalisés. Kozoo prend la tête sur les deux espèces, alors que Figo dominait encore en décembre. Cette prise de leadership suggère un repositionnement tarifaire de début d'année, un phénomène classique dans l'assurance où les nouvelles grilles sont généralement publiées en janvier.

Un point notable réside dans la sortie de Solly Azar du podium sur les chiens, un signal de recul sur le segment d'entrée de gamme, possiblement en faveur d'un rééquilibrage économique entre primes et sinistres.

La différence de prix entre les positions 1 et 3 reste relativement étroite sur les chats (environ 1,40 €), ce qui laisse penser que les assureurs perçoivent ce segment comme un marché de volume où l'acquisition prime encore sur la rentabilité immédiate.


Les 3 chiffres clés du mois

Les chiffres de l'assurance animaux en janvier 2026

Trois données structurent le marché en janvier :

  • 22 € / mois — Chat Sacré de Birmanie : Les chats dits “premium” restent parmi les plus coûteux à assurer en raison de prédispositions à certaines pathologies (affection urinaire, troubles digestifs). Les propriétaires de ces races sont également plus enclins à souscrire des formules intermédiaires à haut plafond.
  • 29 € / mois — Chiot de 2 mois : Les jeunes chiens affichent un coût supérieur à la moyenne en raison d'un cumul de risques : vaccinations, premières sorties, ingestion d'objets, fractures légères. Les assureurs ajustent ces primes à la sinistralité constatée sur cette classe d'âge.
  • 14 € / mois — Formule économique chien : Segment où la concurrence reste la plus forte, avec des écarts qui peuvent dépasser les 30 % entre assureurs. Ce niveau confirme que les formules d'entrée de gamme jouent un rôle stratégique dans l'acquisition de clients.

Le portrait du mois

Le portrait de l'animal assuré du mois de janvier 2026

Ce mois-ci, le profil étudié est celui de Pepsi, un Spitz Japonais mâle de 6 mois, assuré en formule premium pour 38,58 € par mois.

Les petits chiens de compagnie connaissent une dynamique particulière : ils sont souvent adoptés en milieu urbain, vivent majoritairement en intérieur, mais nécessitent un suivi vétérinaire régulier (problèmes dentaires, dermatologiques, digestifs). La prime de Pepsi se situe légèrement en dessous de celle observée en décembre pour Scarlett, un Scottish Fold du même âge, mais relève d'un mécanisme tarifaire similaire où la prime reflète avant tout la prévalence des pathologies de race.

Ce que cela signifie pour les propriétaires

L'analyse économique du marché conduit à trois conclusions utiles pour les propriétaires d'animaux :

  • Les formules premium devraient continuer à intégrer l'inflation des coûts vétérinaires, ce qui justifie de s'intéresser au plafond annuel de remboursement plus qu'au prix seul ;
  • Les formules économiques risquent de rester très compétitives en 2026 du fait de la concurrence entre acteurs digitalisés et du besoin d'élargir la base des assurés ;
  • Assurer son animal jeune reste économiquement rationnel, tant pour éviter les exclusions que pour bénéficier de primes plus stables.

Conclusion

Les chiffres de janvier 2026 montrent que l'assurance santé animale poursuit sa rationalisation tarifaire sous l'effet combiné de l'inflation vétérinaire et de l'augmentation du niveau d'exigence des propriétaires. Les formules économiques demeurent attractives grâce à une concurrence accrue, tandis que les formules premium suivent la hausse des coûts médicaux, confirmant leur rôle de protection contre les dépenses imprévues les plus élevées. L'anticipation reste un facteur clé : assurer tôt, comparer régulièrement et s'intéresser aux plafonds de remboursement plutôt qu'au seul prix permet de mieux maîtriser son budget sur la durée. À mesure que 2026 avance, il sera intéressant d'observer si la pression sur le premium se stabilise et si l'élargissement de la base assurée contribue à contenir les prochaines hausses.

Méthodologie : Étude sur les primes moyennes d'assurance animaux réalisée entre le 01/12/2025 et le 31/12/2025 sur un total de 6 859 primes sur lecomparateurassurance.com. Le prix moyen pour une assurance chat se base sur 2 261 primes, le prix moyen pour une assurance chien sur 4 598 primes.

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