
Une conception sur mesure pour s'adapter aux exigences des centres-villes
La Dolphin G DM-i marque un tournant historique pour la firme chinoise, qui se contentait auparavant de faire venir et commercialiser ses modèles en l'état. Cette fois, le produit a été pensé spécifiquement pour l'exportation, le Vieux Continent en tête.
Pour séduire cette nouvelle clientèle, l'entreprise s'est dotée en 2025 d'un studio basé à Milan. Sous la supervision de Wolfgang Egger, l'ancien designer en chef d'Audi et d'Alfa Romeo, une cinquantaine de stylistes ont façonné les lignes de cette voiture afin de répondre aux standards et aux goûts des automobilistes européens.
Avec ses 4,16 mètres de long et ses 1,825 mètre de large, cette citadine polyvalente est parfaitement taillée pour se faufiler et stationner dans les rues étroites des grandes agglomérations.
Sous le capot, la technologie «?Super Hybride DM-i?» repose sur une architecture de traction. Le système thermique n'entraîne pas directement les roues, mais fait office de groupe électrogène pour alimenter la batterie et le moteur électrique. Cette configuration permet de couvrir l'immense majorité des trajets du quotidien sans consommer une goutte de carburant et de réserver l'essence aux longs parcours.
Les zones d'ombre sur la fiche technique et les ambitions tarifaires
Si l'autonomie cumulée de 1?000 km validée par les tests WLTP en laboratoire est prometteuse, la marque reste discrète sur les performances réelles du véhicule en mode 100 % électrique. La capacité exacte de la batterie n'a pas non plus été dévoilée.
Selon les dernières rumeurs, l'architecture pourrait s'inspirer de Atto 2, un autre modèle de la gamme : une petite déclinaison de 7,8 kWh offrirait environ 40 km d'autonomie, tandis qu'une version plus généreuse de 18 kWh permettrait de parcourir jusqu'à 90 km.
L'accueil du public dépendra en grande partie de la grille tarifaire. Ce produit hybride devrait se situer entre les modèles thermiques de base et la Dolphin standard 100 % électrique, accessible à partir de 19?990 €. Grâce à l'implantation de son usine en Hongrie, le constructeur espère contourner les barrières douanières et proposer un tarif très compétitif.
De plus, les acheteurs pourraient bénéficier des différentes aides financières gouvernementales, dont le fameux bonus écologique. Ces économies seront précieuses pour compenser le coût de l'assurance auto et de l'entretien, bien qu'à l'usage, les automobiles vertes reviennent moins cher que les voitures thermiques classiques.