
Ces épisodes tendent à se renforcer avec le changement climatique. Météo-France rappelle que les feux de forêt sont « fortement liés aux conditions météorologiques ». L'organisme met notamment en avant la combinaison de températures élevées, du manque de pluie, d'une humidité faible, du vent, de la sécheresse de la végétation ou encore de l'occupation des sols, qui peuvent accroître le danger.
Pour autant, les incendies ne sont pas indemnisés par le régime des catastrophes naturelles, contrairement à d'autres événements comme les inondations, les tempêtes les plus violentes, la sécheresse, la submersion marine ou les mouvements de terrain.
Feux de forêt : pas de classement en catastrophe naturelle
Le ministère de l'Économie l'indique clairement : « Certains phénomènes ne donnent pas lieu à reconnaissance d'état de catastrophe naturelle : feux de forêt et de végétation, tempête avec des vents violents dont la vitesse est inférieure à celle des cyclones et des ouragans, grêle, chute de neige ».En effet, les feux de végétation sont presque toujours d'origine humaine et leur indemnisation relève donc exclusivement des contrats d'assurance auto ou habitation selon le bien impacté.
D'après l'Observatoire des forêts, 9 feux sur 10 étaient d'origine humaine en France métropolitaine entre 2010 et 2023 ; la foudre est la seule cause naturelle recensée. « Dans 70% des cas, ces feux ont pour origine une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles, réseaux électriques...) ou une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps, incendie de véhicule ou de poubelle...). Les 30% des feux d'origine humaine restants sont dus à des actes de malveillance. »
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