
Un bouleversement majeur concernant l'usage de la voiture
L'augmentation du prix du carburant pousse de nombreux ménages à revoir l'utilisation de leur voiture.
Plus du tiers des répondants estiment que le niveau actuel est pratiquement hors de leur portée.
D'après les résultats de l'étude Keolis, 44 % ont déjà réduit ou regroupé certains trajets au cours des six derniers mois. Cette réorganisation se traduit également par une baisse des distances parcourues en auto chaque semaine.
Ainsi, le nombre de conducteurs qui effectuent plusieurs centaines de kilomètres hebdomadaires a diminué de plus de moitié. Par ailleurs, l'abandon de la voiture au profit d'autres moyens de déplacement, les transports en commun notamment, est particulièrement marqué dans les secteurs périurbains et ruraux.
L'influence des prix à la pompe sur la vie sociale et les loisirs
Les restrictions de l'usage de la voiture observées concernent principalement les déplacements personnels. Les activités de détente, les rencontres familiales et les sorties occasionnelles subissent davantage les effets des arbitrages budgétaires. L'enquête révèle que plus de la moitié des répondants a déjà annulé des projets et des trajets courants depuis la flambée des prix de l'essence et du gasoil.
Les allers-retours à des fins professionnelles, compte tenu de leur caractère contraint, sont généralement maintenus. En zone rurale, où les alternatives sont limitées, 40 % des sondés indiquent avoir renoncé à des sorties nécessitant d'utiliser leur véhicule.
De nouvelles habitudes de transport pour limiter les dépenses
L'obligation de compresser le budget carburant a fait émerger de nouvelles pratiques. La marche gagne du terrain auprès de 32 % des répondants, tandis que 13 % d'entre eux préfèrent le vélo. Le covoiturage progresse également, adopté par un Français sur dix.
Les transports en commun attirent également davantage d'automobilistes. Près d'un tiers des conducteurs interrogés affirment les emprunter plus souvent. L'étude souligne par ailleurs l'importance d'une offre de transport plus adaptée aux territoires éloignés des grands centres urbains. Dans la majorité de ces zones, les solutions disponibles restent parfois insuffisantes pour répondre aux besoins du quotidien des habitants.
Cette recomposition des habitudes de mobilité invite plus largement les Français à repenser leur rapport à l'automobile et aux coûts qui lui sont associés.
Parmi ces postes de dépenses, l'assurance auto mérite une attention particulière, puisque des économies significatives restent possibles en adaptant sa couverture à un usage désormais « plus modéré » du véhicule.