
Revalorisation historique des honoraires pour la médecine de ville
Initialement prévue pour l'été 2025, la nouvelle nomenclature médicale est entrée en vigueur pour tous les praticiens. Le prix de référence pour une visite chez un généraliste conventionné en secteur 1 passe désormais à 30 euros. Cette tendance haussière s'étend aux spécialistes, avec des variations selon la discipline. Il faut dorénavant débourser 35 euros pour un passage chez le gynécologue, et 37 euros pour la gériatrie. Une consultation en psychiatrie ou neurologie est encore plus chère, soit 52 euros.
Autre nouveauté : la majoration de coordination spécialiste (MCS) vient s'ajouter à ces tarifs. Ce supplément de 5 euros s'applique dès qu'un spécialiste assure un suivi avec le médecin traitant. Ce mécanisme peut faire grimper le coût d'une séance de médecine physique de motricité à 40 euros, et celle d'un neurologue à 57 euros. Ces ajustements sont censés mieux rémunérer l'expertise médicale tout en encadrant le parcours de soins.
Réforme hospitalière sous tension budgétaire et conséquences sur les complémentaires
Les séjours en milieu hospitalier ne sont pas épargnés par la réforme. Le coût journalier du forfait classique, qui comprend l'hébergement et la restauration, grimpe à 23 euros, et à 17 euros en psychiatrie, soit des augmentations respectives de 3 et 2 euros.
Le passage par les services d'urgence sans admission ultérieure coûte également plus cher. Le tarif s'élève désormais à 23 euros, contre environ 19,60 euros auparavant. Ces décrets issus de la loi de finances de la Sécurité sociale, et publiés en mars, touchent l'ensemble des activités de soins, incluant la chirurgie et la rééducation.
De même, les tarifs journaliers de l'hospitalisation à domicile (HAD) sont revalorisés, pour atteindre 280,84 euros pour les établissements spécialisés. Cette hausse généralisée des coûts hospitaliers et ambulatoires fragilise particulièrement les seniors, dont la fréquence de consultation est statistiquement deux fois supérieure à la moyenne nationale (entre 8 et 12 par an).
Bien que la Sécurité sociale rembourse la majeure partie de ces frais, la charge financière additionnelle va inévitablement retomber sur les organismes de mutuelle. Pour compenser des remboursements plus élevés, les cotisations des complémentaires santé risquent encore d'augmenter d'ici la fin de l'année.Pour rappel, ce poste représente 110 euros par mois pour la grande majorité des assurés, et dépasse même 124 euros pour les assurés de plus de 55 ans. Une mauvaise nouvelle alors que les ménages peinent déjà à boucler leur budget.