Selon le ministre des Solidarités et de la Santé François Braun, le milieu médical est aujourd'hui le théâtre de certaines dérives auxquelles il est urgent de mettre fin. Il pointe ainsi du doigt certains médecins intérimaires qui, selon ses explications, pratiqueraient des tarifs exorbitants. C'est désormais tout le système de l'intérim médical qui est remis en cause.

Le ministère de la Santé souhaite mettre fin aux dérives des intérimaires médicaux

Le gouvernement part en guerre contre l'intérim médical

Des médecins qui gagnent des milliers d'euros pour à peine deux semaines de travail. Voilà entre autres les dérives engendrées par l'intérim médical et que le ministre François Braun, avec l'appui de la Première ministre, souhaite en finir en toute urgence.

Ces pratiques sont très préjudiciables aux patients qui voient leurs frais médicaux flamber. L'assurance santé en est aussi fortement impactée.

Pourtant, le recours à l'intérim médical est de plus en plus fréquent au sein des hôpitaux. Sans grande surprise, le nombre de médecins intérimaires a doublé entre 2013 et 2022, passant de 6 000 à 12 000 praticiens, selon les chiffres du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom).


En plus de pratiquer des tarifs déraisonnables, les médecins intérimaires font courir des risques considérables à leurs patients, la plupart n'ayant qu'une vision sommaire du dossier médical de ces derniers. D'ailleurs, certaines erreurs plus ou moins graves de la part des médecins intérimaires ont été rapportées.

Une nouvelle loi pour protéger les patients

S'il n'a pas les compétences nécessaires pour interdire le recours à l'intérim médical dans les établissements privés, le ministre entend bien éradiquer le phénomène dans les centres de santé publics.

Pas d'interdiction formelle donc, mais par le biais de la nouvelle loi « Rist », le ministre a plafonné la rémunération des intérimaires médicaux à 1 170 euros bruts par jour. À titre de comparaison, un travailleur en France touche en moyenne 1 837 euros nets par mois.

L'écart est abyssal, mais les médecins intérimaires se sentent tout de même lésés par la nouvelle loi. En réaction à celle-ci, 92 % d'entre eux ont annoncé leur intention de ne plus proposer leurs services dans les hôpitaux publics.

À retenir
  • Le gouvernement s'attaque aux médecins intérimaires qui pratiquent des tarifs abusifs.
  • Via la loi Rist, la rémunération des intérimaires médicaux a été plafonnée à 1 170 euros bruts par jour.