
Les scénarios envisagés pour réduire le coût des arrêts maladie
L'Exécutif planche sur des mesures visant à réduire la facture publique liée aux arrêts maladie. L'une des hypothèses privilégiées consisterait à augmenter le délai de carence, reprenant une ambition déjà portée par l'administration Bayrou à l'été 2025 pour étendre ce délai à 7 jours au lieu des 3 jours applicables actuellement.
En parallèle, pour les absences de longue durée, le gouvernement souhaite privilégier le mi-temps thérapeutique, une solution permettant de maintenir une activité partielle tout en allégeant la part d'indemnisation de la Sécurité sociale.
L'initiative a été lancée, pour l'instant sans concertation directe avec les syndicats ou les associations de défense des malades. Les conclusions, attendues dans les prochaines semaines, pourraient également inclure une baisse pure et simple du montant journalier versé. Cette baisse de la contribution de l'Etat augmenterait la dépendance des salariés envers leur mutuelle pour compléter leurs revenus durant les périodes non rémunérées.
De nouvelles restrictions à un cadre réglementaire progressivement durci
Cette offensive budgétaire vient s'ajouter à un cadre réglementaire durci au fil des années.
Depuis début 2024, les prescriptions réalisées par télémédecine sont plafonnées à trois jours pour éviter les abus.
Plus significatif, le calcul même des indemnités a été revu à la baisse au printemps 2025 : la limite des revenus d'activité pris en compte a été rabotée à 1,4 fois le SMIC. Concrètement, cette réforme impacte directement les salaires médians et supérieurs. En 2026, un collaborateur dont la rémunération dépasse 2?552,24 € brut ne perçoit plus que 41,95 € par jour, contre plus de 53 € avant la réforme.
À cette érosion des montants s'ajoute une surveillance accrue sur le terrain. En effet, les employeurs disposent désormais de prérogatives simplifiées pour mandater des médecins et contrôler la légitimité des arrêts.