Vacances d'hiver : Faut-il souscrire une assurance ski ?
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Vacances d'hiver : Faut-il souscrire une assurance ski ?

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La saison des sports d’hiver bat son plein et à l’approche des vacances de février, LeComparateurAssurance.com fait le point sur les assurances ski.

Formules séduisantes proposées en bas des pistes, composées de bonnes garanties, mais très souvent onéreuses, les assurances ski sont peu avantageuses dès lors qu’elles dépassent 20 euros par personne et par semaine. De plus, la majorité des skieurs sont déjà couverts pour de nombreux risques grâce à d’autres assurances.

Christophe Triquet, expert assurances, délivre ses conseils pour partir glisser en toute sérénité.

Qu’est-ce qu’une assurance ski ?

L’assurance ski est un produit d’assurance destiné à couvrir le souscripteur et sa famille contre tous les préjudices financiers qu’il pourrait connaître en cas d’accident durant son séjour sportif.

Cette assurance pourra intégrer, selon l’assureur ou la formule, une assistance rapatriement, l’indemnisation des frais de recherche et de secours, les frais médicaux non pris en charge par la mutuelle familiale, le versement d’indemnités en cas d’invalidité ou de décès suite à accident, la responsabilité en cas de dommages causés à autrui sur les pistes, ou dans le lieu de villégiature ou encore l’assurance, en cas de casse ou vol, du matériel loué.

Par ailleurs, un accident pouvant rapidement mettre fin aux vacances, cette assurance peut permettre le remboursement ce qui aura été payé et non consommé comme le forfait « remontées mécaniques » ou la location du chalet.

Vérifier les garanties de sa complémentaire santé

En cas de chutes ou de blessures, les frais médicaux peuvent rapidement imputer le budget des vacances, ceux-ci allant jusqu’à 600 euros voire plus en cas de transport en hélicoptère, d’opération, de rééducation, la pose de plâtre, etc. Si le skieur a souscrit la formule de base auprès de sa complémentaire santé, les niveaux de remboursement seront faibles et il serait intéressant d’envisager l’assurance ski. Dans le cas contraire, il est préférable de faire l’impasse sur cette dépense supplémentaire et inutile.

Vérifier son assurance habitation

Pour une assistance sur les pistes ou un rapatriement, il faut savoir que la plupart des assurances multirisques habitation comprennent une garantie d’assistance ski, il n’est donc pas nécessaire de souscrire l’assurance ski pour ce type d’assistance si l’assuré est déjà couvert. En revanche, il faut être vigilant car le hors-piste n’est pas pris en charge.

Par ailleurs, pour le logement saisonnier, certains contrats de location comportent une garantie « villégiature », protégeant contre les sinistres et autres risques.

Vérifier les garanties de sa carte bancaire

On n’y pense que très rarement mais cette carte a bien d’autres fonctions que le simple paiement. En effet, elle peut, par exemple, dédommager le matériel de ski abîmé, annuler une réservation de location ou bien couvrir les prestations de secours en cas d’accident sur les pistes et cela pour toute la famille. L’unique condition pour bénéficier de ces services étant de faire ses achats et réservations avec la carte bancaire.

  • Les cartes classiques (Visa, Eurocard, etc.) : elles couvrent les frais de secours sur pistes ouvertes et le transport vers l’établissement hospitalier le plus proche, avec des plafonds d’intervention variant selon les banques.
  • Les cartes haut de gamme (Premier, Gold) : elles comprennent ces mêmes garanties (même sur du hors-piste) et d’autres en sus, comme le remboursement du matériel de ski abîmé, une location inoccupée, des forfaits et cours de ski non utilisés et même une responsabilité civile pour les dommages causés à des tiers ainsi qu’une assistance en cas de litige.

Avec une MasterCard Gold ou une Visa Premier, l’assurance ski est inutile. Les garanties neige et montagne comprises sont relativement complètes et suffisantes.

« Il n’est que trop conseillé de bien étudier ses contrats avant le départ et d’estimer les risques pour lesquels les assurances courantes protègent » précise Christophe Triquet, Directeur Général du site LeComparateurAssurance.com, avant d’ajouter : « Il est également important d’analyser objectivement son niveau de risque personnel : skieur débutant ou expérimenté ? Pratique du hors-piste ? Les protections liées à la complémentaire santé, l’habitation et la carte bancaire seront-elles suffisantes ? »

Bon à savoir :

Si le temps manque pour vérifier les contrats avant le départ ou s’ils ne correspondent pas au niveau de couverture désiré, il est possible de souscrire une assurance au pied des pistes en même temps que le forfait.

La formule de l’assureur ski leader du marché, propose par exemple une couverture à 2,80€ / jour pour le ski alpin et 1,30€ / jour pour le ski nordique. Elle couvre les mêmes risques que les cartes Mastercard Gold ou Visa Premier, mais pour une seule personne. Toutefois, il y a une différence : il n’y aura aucun versement de capital en cas d’invalidité ou de décès.

Les autres assurances

Plusieurs autres contrats d’assurance peuvent garantir les risques liés aux sports d’hiver (responsabilité civile, assistance, dommages corporels). Par exemple, une assurance décès ou invalidité, une garantie individuelle accident, une assurance scolaire, une garantie des accidents de la vie et un contrat d’assistance sont autant de contrats qui peuvent protéger lors des vacances. Toutefois, il est possible que l’activité ski, régulièrement assimilée à un sport dangereux, fasse partie des exclusions. Là aussi, il convient d’examiner les conditions générales de ses contrats.

Que faire en cas d’accident ?


  • En cas d’accident, l’assuré dispose de cinq jours ouvrés pour déclarer, par lettre recommandée, l’accident à son assureur.
  • Il doit prévenir sa société d’assistance avant d’engager toute dépense. Car s’il est victime d’un accident et qu’une équipe de sauveteurs est envoyée, les frais engagés par la commune concernée (frais de recherche, transport en hélicoptère ou en civière, etc) seront probablement à sa charge.
  • Le hors-piste et la compétition sont souvent exclus des contrats. Il est donc nécessaire d’adapter son contrat avec son assureur ou d’opter pour une carte bancaire haut de gamme qui inclut ces risques.
  • Si le skieur se blesse seul, il doit déclarer l’accident dans le cadre de son assurance individuelle accident, de la Garantie Accident de la Vie ou de son assurance ski souscrite au préalable.
  • Si le skieur blesse un tiers, c’est la garantie responsabilité civile de son assurance habitation qui couvrira les dommages faits à cette personne.

En cas d’accident, le skieur est tenu pour responsable si :

  • Il refuse la priorité à un autre skieur en aval,
  • Il fait une pause dans un endroit sans aucune visibilité,
  • Il skie trop vite sur une piste réservée aux débutants,
  • Il effectue un dépassement plutôt dangereux,
  • Il perd un ski qui blesse un tiers.

En savoir plus sur l'assurance ski et sports d'hiver :

>> Tout savoir sur l'assurance ski

>> Vacances au ski : faut-il s'assurer ?